Seine-Maritime : un trafic de faux parfums haut de gamme démantelé au Havre



Publié le 08/03/2019 à 17:12

Pour écouler les parfums contrefaits, la Havraise avait ouvert une boutique en ligne sur Facebook. Un commerce qui lui permettait de vivre confortablement jusqu'à son interpellation il y a quelques jours



Plusieurs dizaines de références de divers marques de parfums étaient proposées sur la page de la jeune femme - Illustration © Pixabay
Plusieurs dizaines de références de divers marques de parfums étaient proposées sur la page de la jeune femme - Illustration © Pixabay
La Sûreté urbaine du commissariat du Havre, en Seine-Maritime, a mis un terme à un trafic de faux parfums estampillés Chanel, Dior Gucci, Armani, Lacoste... Celle qui était à la tête de ce juteux commerce répréhensible est une femme de 30 ans. Elle avait ouvert une page Facebook tout spécialement pour vendre à un prix défiant toute concurrence ces flacons censés contenir des parfums de haute gamme. 

« Boutique » en ligne sur Facebook

Les policiers sont remontés jusqu'à elle un peu par hasard. Enquêtant sur un trafic de stupéfiants, ils ont mis la main sur quatre flacons de parfums qui se sont avérés être de la contrefaçon de marques prestigieuses. Les enquêteurs ont pu, grâce à des éléments recueillis par ailleurs, identifier la "propriétaire" de cette marchandise de luxe.

Par la même occasion, ils ont découvert que cette femme avait ouvert une sorte de boutique en ligne sur Facebook où elle proposait plusieurs dizaines de références de différentes marques de parfums. 

Les faits étant établis, les policiers havrais ont monté une opération d'interpellation. Le mercredi 6 mars, ils se sont présentés rue de Châteaudun au Havre et ont interpellé la suspecte au moment où elle sortait de son domicile. Une perquisition de son appartement a été effectuée dans la foulée par un officier de police judiciaire. Comme ils pouvaient s'y attendre, les enquêteurs ont découvert 975 flacons de toutes marques.

Elle se fournissait en région parisienne

Placée en garde à vue, la trentenaire a déclaré avoir acheté ces parfums en plusieurs fois en région parisienne, sans dévoiler le nom de son fournisseur. Elle les revendait, selon elle, soit par l'intermédiaire de sa page Facebook soit par le bouche à oreille. 

Les marchandises ont été saisies et détruites. La femme s'est vu notifier une convocation pour le 16 septembre prochain en vue d'une comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. Elle a été remise en liberté.





















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