Cette nuit-là, peu après minuit, deux hommes qui circulent à pied dans une rue du centre-ville croisent la route de quatre individus. Chacun aurait pu continuer son chemin normalement. Sauf que, dans le cas présent, le groupe de jeunes gens a emboité le pas des deux passants et les ont suivis avant de les aborder, sur un ton agressif, près de la place Saint-Rémy.
Des insultes à caractère homophobe sont proférées. Les deux hommes préfèrent ne pas répondent et continuer leur chemin. Deux individus se détachent alors du groupe et s'en prennent physiquement à eux. L'un des promeneurs, âgé de 46 ans, est projeté à terre puis roué de coups, sans motif. Les agresseurs prennent la fuite.
« Ils ne cessaient de m’insulter de pédé »
Même scénario : insultes et menaces homophobes. Ils sont frappés. Les deux hommes parviennent à s'enfuir en courant pour tenter d'échapper à leurs agresseurs. Mais ils sont rattrapés plus loin. Nouveau déchaînement de violences : Nicolas est bousculé, jeté au sol et frappé à coups de pied et de poing au visage et sur tout le corps.
Ces deux agressions provoquent un vif émoi à Dieppe et sur les réseaux sociaux. Une des victimes est Nicolas Bellenchombre, directeur artistique du festival du film canadien de Dieppe. Dans un entretien au magazine Têtu , il témoigne à visage découvert quelques jours plus tard : « Je leur ai dit : prenez ce que vous voulez, mon argent, je vous laisse tout. Mais ils n’en voulaient pas. Ils ne cessaient de m’insulter de pédé. Ils m’ont dit que ce qu’ils voulaient, c’était me casser la gueule. »
Le Premier ministre réagit
Les agressions homophobes n’ont pas leur place dans la République française. J’adresse aux victimes tout mon soutien. @MarleneSchiappa @DILCRAH
— Edouard Philippe (@EPhilippePM) 11 février 2018



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