NORMANDIE

Pollution à l’ozone en Seine-Maritime et dans l’Eure pour samedi 7 juillet : ce qu’il faut savoir


Vendredi 6 Juillet 2018 à 13:48


La carte de la pollution pour demain samedi 7 juillet - document @ Atmo
La carte de la pollution pour demain samedi 7 juillet - document @ Atmo
Une augmentation progressive de l'ozone est prévue pour ce samedi 7 juillet en Seine-Maritime et dans l’Eure.

La formation de l'ozone, d'origine locale et plus lointaine, est liée à l'émission d'oxydes d'azote et d'hydrocarbures et favorisée par l'ensoleillement et la température élevée.

Des dépassements du seuil d'information et de recommandations sont prévus pour demain.

Ce que doivent savoir les personnes vulnérables et sensibles

Sont plus particulièrement concernées par ces recommandations :

• les personnes vulnérables : femmes enceintes, nourrissons et jeunes enfants, personnes de plus de 65 ans, asthmatiques ou souffrant de pathologies cardiovasculaires, insuffisants cardiaques ou respiratoires

• les personnes sensibles (dont les symptômes apparaissent ou sont amplifiés lors des pics) : personnes diabétiques, immunodéprimées ou souffrant d’affections neurologiques ou à risque cardiaque, respiratoire, infectieux.

Il leur est vivement recommandé :
➢ de limiter les sorties durant l’après-midi, les activités physiques et sportives intenses en plein air.

➢ de respecter leur traitement médical.

➢ en cas de symptômes ou d’inquiétude, de prendre conseil auprès d'un pharmacien ou de
consulter un médecin.

➢ Il n’est pas nécessaire de modifier les pratiques habituelles de ventilation et d’aération mais il ne faut pas aggraver les effets de cette pollution en ajoutant des facteurs irritants : fumée de tabac, utilisation de solvants, exposition aux pollens de saison.

Les recommandations de la préfecture

Afin de contribuer à la réduction des émissions d’ozone, la préfecture de la région Normandie recommande :

• Aux usagers de la route, de privilégier le recours au covoiturage ; de favoriser les déplacements en transports en commun ; d’abaisser leur vitesse de 20 km/h sur les quatre voies et les autoroutes.

• En matière de transport, de raccorder électriquement à quai les navires de mer et les bateaux fluviaux ; de limiter le trafic routier des poids lourds en transit dans les centres- villes ; de reporter les essais moteurs des aéronefs et les tours de piste d’entraînement des aéronefs, à l’exception de ceux réalisés dans le cadre d’une formation initiale.

• Aux particuliers, de maîtriser la température de chauffage des logements ; de limiter le recours aux feux de cheminée d’agrément ; de reporter les travaux d’entretien ou de nettoyage.

• Aux entreprises de travaux publics, de mettre en place sur les chantiers des mesures visant à réduire les émissions de poussières ; d’éviter d’utiliser les groupes électrogènes sauf raison de sécurité.

•Aux industriels, de réduire les rejets atmosphériques y compris par la baisse d’activité; de s’assurer du bon état et du bon fonctionnement des installations de combustion et des dispositifs antipollution ; de reporter, si possible, les opérations qui pourraient être à l’origine d’émissions atmosphériques polluantes inhabituelles ; de reporter le démarrage d’unités à l’arrêt à la fin de l’épisode de pollution.

• Aux entreprises et administrations, d’adapter les modalités de travail de leurs agents. Si les moyens le permettent, le recours au télétravail à l’audio conférence ou à la visioconférence est recommandé.

• Aux agriculteurs et éleveurs, de suspendre la pratique de l’écobuage et les opérations de brûlage à l’air libre des sous-produits agricoles.

• Aux maires, de relayer ces recommandations sanitaires et comportementales auprès des responsables des établissements communaux et notamment des écoles maternelles et primaires ; de prendre toutes les dispositions susceptibles de favoriser les modes de déplacement moins polluants (gratuité du stationnement résidentiel, mesures d’incitation à l’utilisation des transports en commun et du covoiturage, etc).