Féminicide au Havre : l’épouse a été tuée d’une dizaine de coups de couteau


Publié le 13/12/2021 à 12:15 - mis à jour le 15/12 - 18:50

[Actualisé] - Le mari de 52 ans, d’abord placé en garde à vue pour homicide volontaire, a fait l’objet d’un placement d’office en milieu psychiatrique




Le mari a reconnu spontanément avoir poignardé sa conjointe - Illustration © Adobe Stock
Le mari a reconnu spontanément avoir poignardé sa conjointe - Illustration © Adobe Stock
Une enquête a été ouverte par les services de police du Havre pour féminicide. La victime est une femme de 51 ans qui a été tuée d’une dizaine de coups de couteau. Le mari, âgé de 52 ans, s’est accusé spontanément du meurtre.

Le drame est survenu samedi 11 décembre en milieu d’après-midi, dans un pavillon de la rue de La Croix-Blanche dans le quartier de Bléville au Havre. La police a été appelée vers 15h30 à se rendre au domicile d’un couple au sujet de violences conjugales. Mais quelques instants, un deuxième appel est parvenu à police-secours précisant qu’un homme venait de poignarder mortellement sa conjointe.

Une dizaine de coups de couteau

En arrivant sur place, les policiers ont constaté la présence dans le jardin, d’un homme, le propriétaire du pavillon. Interrogé, ce dernier a spontanément avoué avoir tué son épouse. Il s’est laissé interpeller sans opposer la moindre résistance.

Dans le pavillon, les policiers ont découvert le corps de la femme sans vie, allongé sur le sol et baignant dans une mare de sang. Selon nos informations, elle aurait reçu une dizaine de coups de couteau au niveau de la poitrine et de la nuque.

Homicide volontaire

Le meurtrier présumé n’a pas expliqué dans un premier temps ni les circonstances ni l’origine des motivations l’ayant conduit à commettre l’irréparable. Il a été placé en garde à vue pour homicide volontaire dans les locaux de la sûreté urbaine du Havre.

Le service de l’identité judiciaire a fait de nombreuses investigations de police technique et scientifique sur la scène de crime.

Une autopsie du corps de la victime est prévue ce mardi.

Hospitalisé d’office en psychiatrie

Lors de la garde à vue, la quinquagénaire a été examiné par un médecin psychiatre qui a estimé que le discernement du mis en cause était aboli. L’expert a ordonné son placement d’office en unité pour malades difficiles (UMD) à hôpital psychiatrique du Rouvray, près de Rouen.

Les investigations policières ont permis d’établir que cet ancien agent de sécurité souffrait de dépression depuis plusieurs mois, selon les déclarations de sa fille.

Une autopsie du corps de la victime est prévue ce mardi.



              










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