À Rouen, heurts entre « gilets jaunes » et forces de l’ordre : 18 manifestants interpellés


Publié le 07/09/2019 à 19:02

Vitrines de magasins brisées, mobilier urbain arraché, automobilistes agressés... Les gilets jaunes n'ont pas fait dans la dentelle ce samedi à Rouen, après plus d'un mois de trêve estivale.



Dix-huit manifestants ont été interpellés et placés en garde à vue - illustration @ DGPN
Dix-huit manifestants ont été interpellés et placés en garde à vue - illustration @ DGPN
Bis repetita. La trêve estivale terminée, les « gilets jaunes » sont de retour dans la rue. Ils étaient autour de 500 (chiffre de la préfecture) ce samedi après-midi à Rouen (Seine-Maritime) répondant à un appel lancé sur les réseaux sociaux. Ce rassemblement se voulait régional et national.

Le préfet avait pris les devants, en interdisant, par arrêté, tout rassemblement et manifestation dans l’hyper-centre de Rouen.

Une mesure qui n’a pas empêché les manifestants de pénétrer dans le périmètre interdit au risque d’être refoulés par les forces de l’ordre. Ce qui est arrivé.


Des vitrines brisées

Selon un bilan provisoire dressé en fin d’après-midi par la préfecture, quatre vitrines de magasins ont été endommagées, celles de deux agences d’intérim, d’une agence immobilière et d’une banque. Des casseurs s’en sont pris au distributeur de billets automatiques (DAB) qui aurait été pillé.

Des vitres du palais de justice ont été également brisées sur le passage des manifestants qui ont, rue Jeanne-d-Arc, agressé une automobiliste et endommagé sa voiture.

Les sapeurs-pompiers sont intervenus une dizaine de fois pour éteindre des feux de poubelles, dans le centre-ville et rive gauche.

18 interpellations et 111 verbalisations

Aucun blessé n’a été signalé, indique Benoit Lemaire, chef de cabinet du préfet, qui a fait état, à 18h15, de 18 interpellations (15 ont été placés en garde à vue, précise une source policière) pour port d’arme, violences sur personne dépositaire de l’autorité publique (jets de projectiles et de cocktail Molotov) et pour attroupement malgré sommation.

D’autre part, 111 manifestants ont été verbalisés pour avoir enfreint le périmètre d’interdiction. Ils devront s’acquitter d’une amende allant de 135€ à 750€.

Au Havre, une vingtaine de personnes ont participé le matin à une manifestation qui s’est déroulée sans incident, a précisé Benoit Lemaire.




















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