Publié le Mercredi 7 Octobre 2020 à 17:01

Seine-Maritime : neuf suspects entendus par la police à Rouen et au Havre pour trafic d’espèces protégées




Les policiers enquêtaient depuis février 2019 sur un présumé trafic d’espèces protégées, suite à l’acquisition d’un bébé tigre par un couple de Havrais



Le chat qu'ils pensaient avoir acheté 6 000 euros était en réalité un bébé tigre de Sumatra âgé de quelques mois  - Illustration © Adobe Stock
Le chat qu'ils pensaient avoir acheté 6 000 euros était en réalité un bébé tigre de Sumatra âgé de quelques mois - Illustration © Adobe Stock
Neuf personnes ont été placées en garde à vue à Rouen et au Havre (Seine-Maritime) dans le cadre d’une enquête pour « trafic en bande organisée d’espèces protégées ». Parmi elles, un couple de Havrais - lui est âgé de 50 ans, elle de 34 - à l’origine des premières investigations policières, en février 2019.

Vîngt mois, en effet, que les enquêteurs de la sûreté départementale, assistés du groupe d’intervention régional (GIR), travaillent sur ce dossier.

Au départ, en 2018, un couple de Havrais fait des démarches pour acheter un chat Savannah. Mais à l’arrivée, il se rend compte que l’animal en leur possession est en réalité un bébé tigre de Sumatra âgé de trois mois. Il décide alors de le signaler à la police du Havre.

Neuf suspects en garde à vue

Le 14 février 2019, une enquête préliminaire est ouverte pour trafic d’un animal sauvage. Le bébé tigre est récupéré par l’office français pour la biodiversité. Les policiers apprennent que le félin aurait été aperçu dans un clip tourné dans la banlieue de Rouen.

Des lors, des investigations sont menées pour tenter d’établir la nature et l’importance de ce qui semble être un trafic d’espèces protégées. Les policiers sont parvenus ainsi à mettre un nom sur chacun des protagonistes, soit sept autres personnes en plus du couple, qui auraient joué un rôle d’intermédiaire.

Établir le rôle de chacun

Tous domiciliés au Havre et à Rouen, les suspects ont été interpellés ce mardi 6 octobre et placés en garde à vue. Les auditions, qui se poursuivaient en fin d’après-midi, devraient permettre aux enquêteurs de déterminer le rôle de chacun dans cette affaire.