Seine-Maritime : la jeune conductrice est contrôlée sans permis, en excès de vitesse et sous l'emprise de stupéfiants


Mardi 24 Décembre 2019 - 11:38

Les motards de la brigade motorisée de Dieppe ont intercepté une 206 cabriolet qui roulait à 153 km/h au lieu de 80, entre Le Bourg-Dun et Longueil. La jeune femme au volant, contrôlée positive au cannabis, n'avait pas le permis



La jeune automobiliste roulait à 153 km/h  sur une route où la vitesse est limitée à 80 km/h - Illustration © Gendarmerie
La jeune automobiliste roulait à 153 km/h sur une route où la vitesse est limitée à 80 km/h - Illustration © Gendarmerie
Un « carton rouge » a été décerné à une conductrice et à son passager en cette veille de réveillon, par les gendarmes de Seine-Maritime. La jeune femme de 20 ans conduisait sans permis, en excès de vitesse et sous l'emprise de stupéfiants.

Les faits remontent au samedi 21 décembre. Les gendarmes de la Brigade motorisée (BMO) de Dieppe ont mis en place un contrôle de vitesse sur la route départementale 925, entre Le Bourg-Dun et Longueil, en direction de Dieppe. 

Dans ses jumelles ultralyte, le militaire arrêté sur le bord de la route aperçoit une Peugeot 206 cabriolet qui roule à vive allure à cet endroit où la vitesse maximum est fixée à 80 km/h. La mesure est sans appel : la petite sportive est contrôlée à 153 km/h, soit une vitesse retenue de 145 km/h.



Le véhicule est intercepté à l'entrée de Longueil par les motards. La jeune femme au volant, âgée de 20 ans et demeurant dans une commune voisine n’est pas titulaire du permis de conduire.

Elle explique aux gendarmes être en position de "conduite supervisée" (l'équivalent de la conduite accompagnée pour les moins de 18 ans), mais ne peut présenter son livret d’apprentissage.

Soumise au dépistage de l’alcool et des stupéfiants, elle se révèle positive au cannabis.

Six mois de suspension pour le conducteur "superviseur"

Le passager, propriétaire du véhicule, qui fait office de conducteur « superviseur » dans le cas présent est lui aussi soumis au mêmes dépistages qui s'avèrent négatifs. Le problème, il est titulaire du permis de conduire depuis trois ans alors que d'après la réglementation en vigueur concernant la conduite supervisée, il faut que le superviseur soit titulaire du permis B depuis au moins 5 ans. 

Du coup, il s'est vu notifier la rétention administrative de son permis de conduire pour une durée de six mois par décision de la préfecture. Il s'est vu dresser une procédure pour complicité de défaut de permis de conduire, complicité de conduite sous stupéfiants et complicité d'excès de vitesse.

Quant à la Peugeot 206, elle a été mise en fourrière dans l'attente du jugement qui devrait intervenir dans les prochains mois devant le tribunal correctionnel de Dieppe.



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