Une vieille dame attaquée en pleine nuit chez elle à Louviers : l'auxiliaire de vie et son compagnon interpellés


L'octogénaire a été reveillée par deux inconnus cagoulés. L'un d'eux, armé d'un couteau, a menacé de l'égorger pour obtenir le code secret de sa carte bancaire. Le complice présumé ne serait autre que l'auxiliaire de vie de la vieille dame



Par infoNormandie - Vendredi 26 Mars 2021 à 18:31


Les agresseurs sont entrés dans l'appartement sans effraction et ont surpris l'octogénaire  dans son sommeil en pleine nuit -  Illustration © Adobe Stock
Les agresseurs sont entrés dans l'appartement sans effraction et ont surpris l'octogénaire dans son sommeil en pleine nuit - Illustration © Adobe Stock
Une dame de 86 ans a été victime en pleine nuit d'une odieuse agression à son domicile à Louviers (Eure). Son agresseur, encagoulé comme son complice, a menacé de l'égorger si elle ne lui révélait pas le code secret de sa carte bancaire.

Il est autour de 4 heures, cette nuit du mardi 23 mars. Deux individus font irruption, sans effraction, dans un appartement occupé par une personne âgée qui utilise un déambulateur pour se déplacer. L'octogénaire est surprise dans son sommeil. Devant elle, deux inconnus encagoulés, dont un brandit un couteau et la menace.

L'homme exhibe la carte bancaire de la victime : il l'a dérobée dans son sac à main entreposé dans un meuble du salon. Sous la menace, il exige alors le code secret. La vieille dame, encore à moitié endormie, ne comprend pas ce qui se passe. L'agresseur se fait alors plus pressant et menace de l'égorger. Apeurée, l'octogénaire finit par révéler les quatre chiffres du code secret. 

Les deux malfaiteurs prennent ensuite la fuite, en emportant un carnet de chéques. 

La victime fortement choquée

Le lendemain matin, encore toute choquée, la vieille dame raconte les faits dont elle a été victime à son auxiliaire de vie. Cette dernière alerte vers 9h15 le commissariat de Louviers. Des enquêteurs de la brigade de sûreté urbaine (BSU) se rendent rapidement sur place et commencent leurs investigations. 

Ils apprennent bientôt que la carte bancaire a été utilisé à plusieurs reprises entre 4 h et 4h30. Une somme de 1 000 € a été retirée à un distributeur automatique de billets de Louviers. Deux autres tentatives de retrait ont également eu lieu quelques instants plus tard.

Vers 10 heures, la carte bancaire est encore utilisée au Carrefour Express pour un montant de 20€. Puis, chez un caviste du centre-ville pour payer une bouteille de 6 litres de vodka, d'une valeur de 395€. 

Confondu grâce à la vidéo-surveillance

Les images des caméras de vidéo-surveillance des deux magasins vont être d'un précieux concours aux enquêteurs. Elles vont permettre d'établir que c'est le même homme, de type africain, qui a été filmé au Carrefour Express et chez le caviste.

Les policiers tiennent donc un suspect : il s'agit d'un Lovérien âgé de 24 ans, de nationalité congolaise, connu de leurs services pour d'autres faits. Il est établi que cet homme est le compagnon de l'auxiliaire de vie. Et que le complice qui l'accompagnait lors de l'agression n'était autre que cette femme de 24 ans, également connue des services de police.

Tous les deux sont interpellés et placés en garde à vue au commissariat de Louviers. Lors de la perquisition de leur domicile, une somme de 900€ en billets neufs est retrouvée ainsi que le magnum de vodka, dans la cave.  

Jugés le 23 avril prochain

Au cours de son audition, l'homme  affirmera sans conviction avoir rencontré deux inconnus dans Louviers qui lui auraient remis la carte bancaire et demandé d'aller acheter la bouteille de vodka à leur place, en échange d'un petit billet. Quant à l'auxiliaire de vie, elle a nié toute participation à cette agression. 

Déférés ce vendredi après-midi au palais de justice d'Evreux, les suspects ont demandé un délai pour préparer leur défense. Délai accordé par le tribunal judiciaire qui a renvoyé le jugement au 23 avril prochain. Dans l'attente, l'homme a été placé en détention provisoire à la maison d'arrêt d'Evreux, tandis que la femme, elle, a été placée sous contrôle judiciaire.