Quatre interpellations après l’incendie de 9 poubelles devant une gendarmerie de l’Eure


Des poubelles, une haie et un arbre avaient été la cible d’un incendie criminel en pleine nuit à Amfreville-Saint-Amand. C’est la gendarmerie qui était visée. L’incendiaire présumé sera jugé le 1er février prochain



Par infoNormandie - Mercredi 29 Septembre 2021 à 18:21


Neuf poubelles avaient brûlé devant la brigade de gendarmerie d'Amfreville-Saint-Amand dans la nuit du 14 au 15 septembre - Illustration © Adobe Stock
Neuf poubelles avaient brûlé devant la brigade de gendarmerie d'Amfreville-Saint-Amand dans la nuit du 14 au 15 septembre - Illustration © Adobe Stock
Dans le courant de la nuit du 14 au 15 septembre dernier, neuf poubelles avaient brûlé devant la gendarmerie d’Amfreville-Saint-Amand (Eure). Le feu s’était propagé à une haie puis à un arbre dans l’enceinte militaire.

Le chien d’un gendarme donne l’alerte

Cette nuit-là, vers 3 heures, le chien d’un des gendarmes logé sur place s’était mis à aboyer anormalement, attirant l’attention de son maître. Ce dernier apercevant des flammes devant la caserne s’était précipité pour éteindre l’incendie. Il avait été aidé par un automobiliste de passage.

Rapidement, de nombreux indices et éléments recueillis sur place avaient conduit les gendarmes sur la piste de l’incendie volontaire.

Un faisceau d’indices concordants

Les investigations n’ont pas tardé à conforter l’intuition des enquêteurs qui ont remonté jusqu’à quatre individus (un cinquième a été mis hors de cause). Tous ont été interpellés hier matin et placés en garde à vue.

Les gendarmes d’Amfreville et du Neubourg, épaulés par ceux de la brigade de recherche de Bernay ont pu ainsi établir que les quatre hommes se trouvaient à Amfreville-Saint-Amand à l’heure des faits et que l’auteur présumé de l’incendie avait été transporté à scooter par un autre jusqu’à la gendarmerie.

Il sera jugé pour « dégradations »

Le mis en cause, âgé de 23 ans, n’a pas été déféré devant un magistrat du parquet : il s’est vu notifier une convocation par officier judiciaire pour le 1er février 2022 en vue d’une comparution devant le tribunal judiciaire d’Évreux pour « dégradations ». Il a été laissé libre.

Aucune poursuite n’a été engagée par le parquet à l’encontre des trois autres.