Le Havre : pris de remords, il téléphone à la police pour s'accuser d'une série de méfaits


Vendredi 23 Octobre 2020 - 18:07

Le jeune Havrais a fait venir les policiers jusqu'à lui pour leur confier avoir fait des bêtises. Il s'est accusé d'avoir fracturé deux garages et volé un vélo à la plage



La démarche du jeune homme a surpris les policiers - Illustration © Adobe Stock
La démarche du jeune homme a surpris les policiers - Illustration © Adobe Stock
Étonnante démarche que celle de ce Havrais de 21 ans, très défavorablement connu des services de police, qui s’est dénoncé à la police après avoir commis un série de méfaits.

Jeudi 22 octobre vers 7 heures du matin, un homme prend contact avec le commissariat de police du Havre (Seine-Maritime) pour s'accuser de deux vols par effraction dans des garages cours de la République. L’interlocuteur invite les policiers à venir à sa rencontre sur le lieu des faits où il dit les attendre...

Garages fracturés et vélo volé à la plage

Un peu interloqué par la démarche pour le moins inhabituelle, des policiers sont dépêchés sur le lieu de rendez-vous. A leur arrivée, il s constatent de fait la présence d'un individu qui semble les attendre en faisant des grands signes. Le jeune homme les conduit jusque devant un des garages dont la porte a été fracturée.

Sur place, un marteau, dont le manche est brisé, est retrouvé au sol : il a servi à essayer de casser les vitres de deux voitures en stationnement. Les gardiens de la paix découvrent également un sac à dos dans lequel sont entreposés des tasses, des assiettes, un appareil photo endommagé. Des objets volés dans un des garages.

Le jeune homme est, en outre, en possession d'un vélo. Il déclare l'avoir volé il y a une quinzaine de jours à la plage du Havre. 

Faute avouée...

Interpellé et placé en garde à vue, le Havrais explique qui présente un taux d'alcoolémie de 1,40 g par litre de sang confie s'être dénoncé après avoir été pris de remords. Il craignait aussi d'être identifié à cause de ses empreintes laissées sur les lieux des cambriolages, relate une source policière. 

Faute avouée est à moitié pardonnée : il a été remis en liberté après s'être vu notifier une composition pénale pour le 26 novembre. 



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