Seine-Maritime : une femme soupçonnée d’avoir allumé une dizaine d’incendies


Publié le 13/09/2019 à 15:03

Elle a été interpellée à sa dernière adresse, dans l'Eure. L'incendiaire présumée, âgée de 40 ans, qui a d'abord nié les faits, serait passée à l'acte sous l'effet de l'alcool et de la contrariété. Sa présence a été constatée sur chacun des départs de feu, à Elbeuf et Caudebec-lès-Elbeuf



La suspecte a été identifiée après plusieurs semaines d’investigations de l’unité de recherche judiciaire - Illustration
La suspecte a été identifiée après plusieurs semaines d’investigations de l’unité de recherche judiciaire - Illustration
L’unité de recherche judiciaire de la Sûreté urbaine d’Elbeuf (Seine-Maritime) vient de solutionner une dizaine de départs de feu, en arrêtant l’incendiaire, une femme de 40 ans, à Vandrimare, dans l’Eure.

Les policiers enquêtaient depuis plusieurs semaines pour tenter d’identifier un (ou une) incendiaire qui avait sévi dans les parties communes d’immeubles de l’agglomération elbeuvienne, depuis le début de l’année.

Présente sur chacun des incendies

L’enquête a réellement commencé au milieu de l’été. A trois reprises, les 13, 15 et 16 juillet dernier, les policiers sont amenés à constater des incendies dont l’origine est visiblement criminelle. Leur particularité : ils ont été allumés dans le même immeuble, 25, rue Anatole-France à Elbeuf.

Rapidement, les enquêteurs du commissariat d’Elbeuf font un rapprochement avec trois autres départs de feu dans cette même tour de 18 étages, entre le 28 janvier et le 28 février 2019.

Des soupçons se portent sur une femme qui a habité dans l’immeuble et qui a déménagé depuis rue Corblin à Caudebec-lès-Elbeuf. Curieusement, trois départs de feu ont également été constatés dans ce dernier immeuble.

L’enquête permet d’établir que la suspecte, domiciliée maintenant a Vandrimare (Eure) était présente sur chacun de ces incendies. La quadragénaire a été interpellée le 10 septembre et placée en garde à vue.


Placée sous contrôle judiciaire

Les enquêteurs la soupçonnent d’être l’auteure d’au moins dix incendies. Interrogée longuement, et bien que confrontée à de nombreux éléments la mettant en cause, la femme a d’abord nié farouchement les faits. Plus tard, elle admettra qu’elle a pu passer à l’acte sous l’effet de l’alcool ou de la contrariété.

L’expertise psychiatrique n’a pas révélé de troubles pouvant atténuer sa responsabilité,

La pyromane présumée, inconnue des services de police, a été présentée devant un magistrat du parquet qui lui a notifié son placement sous contrôle judiciaire avec obligation de soins. Elle sera jugée le 17 janvier 2020 devant le tribunal correctionnel de Rouen.




















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