Les gérants du Cuba Libre, à Rouen, condamnés à 3 ans de prison ferme après la mort de 14 jeunes gens


Publié le 22/10/2019 à 15:42

Le tribunal correctionnel de Rouen a rendu son jugement ce mardi 22 octobre, dans l'incendie du bar Au Cuba Libre, où quatorze jeunes gens, qui fêtaient un anniversaire, ont trouvé la mort dans l'incendie qui s'est déclaré au sous-sol de l'établissement



Quatorze jeunes gens ont péri dans le sous-sol de cet établissement où onze manquements à la sécurité ont été relevés  - Illustration
Quatorze jeunes gens ont péri dans le sous-sol de cet établissement où onze manquements à la sécurité ont été relevés - Illustration
Des peines de 5 ans d'emprisonnent dont deux avec sursis et mise en à l'épreuve sans mandat de dépôt ont été prononcées ce mardi 22 octobre contre les deux frères gérants du bar Au Cuba libre à Rouen (Seine-Maritime) où sont décédés, il y a trois ans, quatorze jeunes gens qui fêtaient l'anniversaire d'une de leurs amies.
 
Le drame s'est déroulé dans la nuit du  5 au 6 août 2016. Un groupe de jeunes, garçons et filles, était rassemblé au Cuba Libre pour fêter un anniversaire. Quatorze d'entre eux sont morts asphyxiés dans l’incendie du sous-sol de l'établissement aménagé en salle de danse, avenue Jacques-Cartier, sur la rive gauche.

Onze manquements à la sécurité

Les deux frères, Nacer et Amirouche, ont comparu du 9 au 16 septembre derniers devant le tribunal correctionnel de Rouen pour avoir « par violation manifestement délibérée d’une obligation particulière de prudence et de sécurité imposée par la loi ou le règlement », ayant involontairement provoqué la mort des quatorze jeunes. Le procureur de la République avait requis une peine de quatre ans d'emprisonnement à leur encontre.
 
L'enquête qui a duré plusieurs mois a permis de relever onze manquements à la sécurité pour un établissement recevant du public (ERP) :
  • présence de mousse d’isolation sur les murs, le plafond et dans la cage d’escalier hautement inflammable,
  • issues de secours verrouillées,
  • escalier non conforme,
  • absence de système de désenfumage,
  • utilisation de bougies,
  • absence d’alarme,
  • extincteur invisible sous l’escalier,
  • absence de balisage lumineux après la porte de secours qui ne donnait pas sur l’extérieur mais sur un dédale de caves et parking,
  • changement de catégorie de l’établissement. En passant de la cinquième à la quatrième, les visites de la commission de sécurité devenaient obligatoire.





















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