Il avait blessé un passant avec un fusil à canon scié près d'Elbeuf : le tireur est arrêté à sa sortie de prison


Jeudi 5 Avril 2018 à 17:29

Il était recherché depuis quelques semaines, pour avoir tiré avec un fusil à canon scié sur un passant dont le regard lui avait déplu. Agé de 27 ans, l'auteur présumé de ces faits, qui se sont déroulés près de Rouen (Seine-Maritime) a été interpellé à sa sortie de prison à Montbéliard, dans le Doubs, le 29 mars. Il est aujourd'hui en détention provisoire, mais à Rouen.



L'empreinte génétique du tireur a été retrouvée sur une douille percutée (Illustration © Pixabay)
L'empreinte génétique du tireur a été retrouvée sur une douille percutée (Illustration © Pixabay)
Les faits remontent au 14 février 2018. Ce jour-là, des riverains découvrent près de chez eux, rue Denfert-Rochereau à Saint-Aubin-lès-Elbeuf, un homme allongé sur le trottoir. Il est blessé à la hanche et jambe droites par une arme à feu. La victime, âgée de 37 ans, est rapidement prise en charge par les sapeurs-pompiers et le Samu et transportée à l'hôpital des Feugrais, à Saint-Aubin-lès-Elbeuf. Son état est grave, mais le pronostic vital n'est pas engagé. 

Dès que son état de santé le permet, les policiers de la brigade criminelle de la Sûreté départementale l'interrogent sur son lit d'hôpital. L'homme raconte qu'il allait faire des courses dans un supermarché voisin. En chemin, il a eu une altercation avec un inconnu. « Pour un regard de travers », selon lui, cet homme aurait alors tenté de lui porter un coup de poing, qu'il parvient à esquiver. Il le frappe à son tour et le touche au visage. L'inconnu, vexé, le menace alors de représailles et disparaît au volant d'une Renault Clio.

Il attend sa victime avec un fusil à canon scié

En ressortant du supermarché, après avoir fait ses emplettes, la victime ne s'attend pas à retrouver sur sa route son agresseur. Ce dernier est pourtant bien là, armé d'un fusil à canon scié et menaçant. Un coup de feu claque, blessant le trentenaire à la hanche et à la jambe. Le tireur descend de sa Clio et essaie encore de frapper la victime à terre. Finalement, il remonte dans sa voiture et prend la fuite, sans vraiment y parvenir car la voiture tombe en panne un peu plus loin rue André Gantois où il l'abandonne.

Dans ce contexte, la Clio est vite retrouvée par les policiers. A l'intérieur, ils découvrent des cartouches de calibre 12 intactes et une douille percutée. Reste alors à identifier le propriétaire du véhicule, un homme très défavorablement connu des services de police et de la justice pour avoir été impliqué dans divers vols avec violences volontaires et avec armes. 

Son empreinte génétique sur une douille percutée

Pour les policiers, il convient maintenant d'identifier l'auteur des tirs.  Des photos sont présentées à la victime qui reconnait formellement son agresseur. Le 27 février, les enquêteurs se rendent au domicile de la petite amie du suspect où ils ne trouvent personne. Ils vont ensuite au domicile des parents. L'homme qu'ils recherchent n'est pas là. Des perquisitions sont effectuées à ces deux adresses, à Saint-Aubin-lès-Elbeuf, mais ne permettent pas de retrouver l'arme utilisée. 

Les investigations se poursuivent. L'expertise de la douille percutée révèle la présence d'une empreinte génétique correspondant au suspect. Un élément capital. 

Dès lors, l'enquête prend un nouveau tournant. Le 16 mars dernier, les policiers de la « crim » apprennent que le mis en cause est incarcéré à Montbéliard, dans le Doubs. Il purge deux peines de prison pour d'autres faits et sa libération doit intervenir le 29 mars. Ce matin-là, les policiers rouennais l'attendent donc à sa sortie de la maison d’arrêt et l'interpellent pour le ramener à l'hôtel de police de Rouen où il est placé en garde à vue. 

« Le coup est parti tout seul... »

Longuement interrogé, l'individu livre une version des faits bien différente de celle de la victime. Il affirme ainsi que ce n'est pas lui qui a chargé le fusil. Puis, plus tard, il dira que « le coup est parti tout seul ». Les enquêteurs relèvent beaucoup d'incohérences dans ses déclarations, d'autant qu'elles sont loin de correspondre aux éléments recueillis lors de leurs investigations. 

Déféré le 30 mars, au palais de justice de Rouen, en vue d'une comparution immédiate devant le tribunal correctionnel, il a finalement été placé en détention provisoire dans l'attente de son jugement reporté au 7 mai prochain.

 
















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