Au Havre, un père de famille menace d'« exploser et d'égorger » le professeur de son fils


Vendredi 13 Novembre 2020 - 15:39

Le parent d'élève, interpellé pour menaces de mort et intrusion en milieu scolaire, a été déféré ce matin devant le magistrat du parquet du Havre. Jugé selon la procédure du « plaider coupable » (CRPC) il a été condamné à trois mois de prison avec sursis



Un parent d'élève a été placé en garde à vue, au commissariat du Havre (Seine-Maritime) pour « menaces de mort réitérées » et « intrusion en milieu scolaire ».  Cet homme, âgé de 33 ans, a été interpellé le mardi 10 novembre, en fin d'après-midi, à son domicile au Havre. 

Un peu plus tôt, à la sortie de l'école, il avait fait irruption dans le groupe scolaire Eugène-Varin, dans le quartier de Caucriauville. Il s'en était pris alors à un professeur de son fils, allant jusqu'à le menacer de mort : « je vais t'exploser », « je vais t'égorger » a déclaré le père de famille à trois reprises, devant les autres professeurs interloqués. 

« Sous le coup de l'énervement »

L'homme n'a pas accepté que son fils de 10 ans soit réprimandé par l’instituteur après une dispute avec une élève dans la cour de l'école. 

Interpellé à son domicile, le mis en cause a été placé en garde à vue. Lors de son audition, il a reconnu les faits, tout en minimisant leur portée. Il a affirmé avoir agi sous le coup de l'énervement : «  Je ne serais pas passé à l'acte », a-t-il assuré.

Dans le contexte de l'assassinat de Samuel Paty, le professeur de Conflans-Saint-Honorine victime d'un attentat terroriste, l'auteur de ces menaces a été déféré devant un magistrat du parquet du Havre ce vendredi matin. Jugé sur le champ selon la procédure de plaider coupable (comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité), il a écopé de trois mois de prison avec sursis et d'une amende. 

L'auteur des faits, inconnu des services de police et de la justice, a reconnu avoir eu un coup de sang. Il a exprimé ses excuses et regrets auprès du professeur des écoles, qui n'a pas souhaité déposer plainte dans un souci d'apaisement, précise Bruno Dieudonné, le procureur de la République du Havre.
 



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