Adolescent tué à l'arme blanche près de Rouen : « ni admissible, ni acceptable » déclare le préfet de Seine-Maritime


Le préfet de Seine-Maritime, Pierre-Henri Durand, a reçu ce lundi les maires de Rouen, Petit-Quevilly et de Sotteville-lès-Rouen, quelques heures après la mort d'un jeune homme tué dimanche soir lors d'une rixe entre jeunes. Il a appelé ce soir au calme et à la dignité



Par infoNormandie - Lundi 14 Juin 2021 à 22:16


Le renfort des effectifs de police sur la circonscription Rouen-Elbeuf va faire l'objet d'une "analyse précise", selon le préfet - Illustration
Le renfort des effectifs de police sur la circonscription Rouen-Elbeuf va faire l'objet d'une "analyse précise", selon le préfet - Illustration
La mort d’un adolescent de 16 ans, tué a l’arme blanche lors d’une rixe entre bandes de jeunes dans la soirée de dimanche à Sotteville-lès-Rouen, près de Rouen, suscite de vives réactions. Dernière en date : celle du préfet de Seine-Maritime, Pierre-Henri Durand qui estime que ce décès « n’est ni admissible, ni acceptable ».

► Le préfet appelle au calme et à la dignité

Dans un long communiqué publié ce lundi soir, et dont infoNormandie reprend de larges extraits, le représentant de l’État adresse d’abord « ses condoléances et sentiments attristés à sa famille, particulièrement éprouvée ».

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Par la même occasion, « il appelle au calme et à la dignité pour accompagner la famille et les proches de la victime dans ce moment de deuil et de recueillement. La douleur de la famille doit être rigoureusement respectée et préservée, s’agissant de la perte d’un enfant ».

Une enquête étant en cours, rappelle-t-il, seule l’autorité judiciaire est habilitée à s’exprimer le cas échéant sur le dossier.

L’enquête a été confiée au service départemental de police judiciaire (SDPJ) de Rouen.

► Mobilisation de tous les pouvoirs publics

Un jeune homme de 18 ans, domicilié à Rouen, considéré comme un témoin des faits a été placé en garde à vue pour être entendu dans le cadre de l’enquête. D’autres interpellations devraient intervenir dans les prochaines heures.

« On ne peut admettre sur notre sol que de tels drames se produisent entre jeunes », déclare le préfet de Seine-Maritime. C’est pourquoi il en appelle à la mobilisation de tous les pouvoirs publics « pour que cessent ces phénomènes de violences entre jeunes, qui peuvent dramatiquement dégénérer ».

Pour Pierre-Henri Durand, les actions d’éducation, de prévention, de répression, doivent être conduites avec résolution, par une saine collaboration entre l’État et les collectivités territoriales, sans oublier les acteurs associatifs.

► Des renforts de police « pourraient être envisagés »

L’occasion pour le représentant de l’État en Seine-Maritime d’assurer que « les moyens policiers ont augmenté sur la circonscription de Rouen-Elbeuf depuis le 31 décembre 2016 passant de 500 à 530 agents, et avec en regard, une baisse de la délinquance (baisse des atteintes aux biens de 37 % et des atteintes à l’intégrité physique de 17%), la lutte contre la délinquance doit se poursuivre avec résolution, tout particulièrement en matière de lutte contre les stupéfiants et de violences entre jeunes ».

À cet égard, détaille Pierre-Henri Durand, le ministre de l’Intérieur lui a demandé de conduire une analyse précise, en lien avec la Direction générale de la police nationale, sur l’évolution des affectations au profit de la circonscription de sécurité publique de Rouen-Elbeuf. «  Ces travaux techniques permettront de déterminer avec précision les renforts qui pourraient être envisagés ».

► Les maires reçus ce lundi par le préfet

Enfin, le préfet indique avoir reçu ce lundi les maires de Rouen, de Petit-Quevilly et de Sotteville-lès-Rouen, pour échanger sur la situation. Il les a invités à « mettre en place au plus vite tous les outils de prévention relevant de leur responsabilité (…) et à réaliser les investissements nécessaires, notamment en matière de vidéo protection pour lesquels des aides financières de l’État sont mobilisables ».

« Ces sujets, sensibles par nature, complexes techniquement, doivent être abordés sans esprit de système », insiste le préfet.



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