Statue du général de Gaulle arrachée à Évreux : un des auteurs identifié et condamné à 7 mois de prison


Mercredi 14 Août 2019 à 17:13

Le saccage de la statue avait suscité une vague d'indignation. L'un des auteurs, un Ebroïcien de 29 ans, a d'abord nié les faits avant de les reconnaître cet après-midi à la barre du tribunal correctionnel d'Evreux. Jugé en comparution immédiate, et condamné à quatre mois de prison ferme, il est ressorti libre, le tribunal n'ayant pas délivré de mandat de dépôt



La statue du général avait été inaugurée en grande pompe le 18 juin, en présence de Jean-Louis Debré et du maire de la ville Guy Lefrand - Photo © Guy Lefrand/Twitter
La statue du général avait été inaugurée en grande pompe le 18 juin, en présence de Jean-Louis Debré et du maire de la ville Guy Lefrand - Photo © Guy Lefrand/Twitter
La statue du général de Gaulle arrachée de son socle et couchée au sol : l’image relayée abondamment sur les réseaux sociaux avait suscité une vague d’indignation. Les auteurs de ces dégradations étaient activement recherchés : l’un d’eux a été identifié, arrêté et jugé cet après-midi devant le tribunal correctionnel d’Évreux. Il a été condamné à 7 mois d’emprisonnement dont trois mois avec sursis et mise à l’épreuve.

La statue arrachée dans l'euphorie des supporters

Vendredi 19 juillet, les rues d’Évreux grouillent de monde : l’équipe de football d’Algérie viennent de remporter la finale de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) face au Sénégal. Spontanément, deux à trois cents supporters des Fennecs se retrouvent peu avant minuit devant la mairie.

Dans l’euphorie générale, la statue du Général de Gaulle fraîchement inaugurée (le 18 juin) est arrachée de son piédestal et renversée sur la chaussée par une petite poignée d’illuminés.

Les réseaux sociaux mais aussi les médias s’emparent de « l’événement », qui déclenche une vague de protestation et d’indignation.

Confondu par la vidéo-surveillance

La police se retrouve sous la pression de l’opinion publique. Les investigations sont confiées au groupe d’enquête de la Sûreté départementale de l'Eure. Enquête de voisinage, exploitation de la vidéo-surveillance et audition de témoins potentiels : les policiers ne ménagent pas leur peine au quotidien pour tenter d’identifier les auteurs.

Les images enregistrées par la vidéosurveillance ont fixé la scène. Un homme que les policiers connaissent défavorablement est filmé en train de coucher la statue. Ce mardi 13 août, au petit matin, les forces de l’ordre se présentent au domicile de cet homme de 29 ans, qui demeure dans le centre-ville d’Évreux. A 6h15, il est interpellé et ramené à l’hôtel de police.

Il nie les faits puis les avoue à la barre

Longuement entendu toute la journée d’hier, l’homme nie farouchement les faits, malgré tous les éléments à charge que lui opposent les enquêteurs. Le mis en cause a réponse à tout : il dit avoir perdu son téléphone portable depuis longtemps alors que ce dernier a borné la veille de son interpellation. Il assure également avoir égaré la paire de lunettes qu’il portait la nuit où il a été filmé près de la statue... Or, il s’avère que ces lunettes très caractéristiques ont été retrouvées mardi matin lors de la perquisition de son logement.

Déféré ce mercredi en début d’après-midi devant le magistrat du parquet, à l’issue de sa garde à vue, le mis en cause a été jugé en comparution immédiate devant le tribunal correctionnel. Contre toute attente, le prévenu a fini par avouer à la barre sa participation au déboulonnage de la statut du Général. Il a écopé de sept mois de prison dont trois mois avec sursis. Le tribunal n’ayant pas délivré de mandat de dépôt, l’homme est ressorti libre du palais de justice.

L'affaire reviendra devant le tribunal le 21 janvier 2020 à l'occasion de l'examen des intérêts civils, suite à la plainte déposée par la mairie.























AGENDA









Suivez-nous sur Facebook