Le Havre : des moutons en mauvaise santé saisis en marge de l'Aïd-al-Adha


Mercredi 22 Août 2018 à 11:42

Ils divaguaient sur un espace vert de la rue de la Vallée, au Havre, après s'être échappés du garage où ils étaient enfermés. Une procédure pour mauvais traitement à animaux a été ouverte par la police.



Les moutons ont été transportés à la fourrière animale du Havre dans l'attente d'être examinés par un vétérinaire - Illustration © Pixabay
Les moutons ont été transportés à la fourrière animale du Havre dans l'attente d'être examinés par un vétérinaire - Illustration © Pixabay
Une enquête a été ouverte par les services de police du Havre (Seine-Maritime) pour mauvais traitement à animaux. Dans le cas présent, il s'agit de moutons destinés à l'abattoir à l'occasion de la fête musulmane de l'Aïd-al-Adha. 

Ce mardi 21 août, vers 8h30, le commissariat du Havre est avisé qu'une quinzaine d'ovins divaguent sur des espaces verts, rue de la Vallée, dans le quartier de Graville. La police municipale est également alertée.

Les constatations permettent d'établir que les moutons se sont échappés d'un garage où ils étaient enfermés dans des conditions lamentables. La plupart sont dans un mauvais état de santé : l'un d'entre eux, très affaibli, tient à peine sur ses pattes, un autre est blessé, relate une source policière.

Les ovins placés à la fourrière animale

Dans un premier temps, il importe de rassembler le troupeau et de le mettre à l'abri dans un autre garage, dans l'attente d'identifier leur propriétaire. Deux hommes se manifestent alors que les policiers sont encore sur place. Ils expliquent alors que les ovins étaient dans l'attente d'être conduits dans un abattoir pour être sacrifiés par égorgement pour la fête religieuse de l'Aïd-al-Adha. Les policiers ont d'ailleurs constaté que le fourgon qui devait servir au transport de ces animaux n'était pas conforme aux règles.

Prévenue, la direction départementale de la protection des populations (DDPP) a ordonné la saisie des moutons et leur placement provisoire à la fourrière animale de la ville afin qu'ils puissent être examinés par un vétérinaire. 

Les propriétaires des ovins ont été entendus par les enquêteurs. 




















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