Deux casseurs en détention provisoire en marge du mouvement des Gilets jaunes au Havre


Publié le 23/11/2018 à 18:19



Illustration © infonormandie
Illustration © infonormandie
Deux jeunes gens, soupçonnés de vol et de dégradations en marge du mouvement des Gilets jaunes, dans l'agglomération du Havre, ont été placés en détention provisoire ce vendredi après-midi. Ils seront jugés le 3 janvier prochain devant le tribunal correctionnel.

Les faits qui leur sont reprochés remontent à la nuit du 20 novembre. Ce soir-là, vers 23 heures, un camion transportant des pneus est pris d'assaut sur la voie rapide par un groupe de quatre individus. Le conducteur est molesté. Des gilets jaunes, qui bloquent le rond-point de la Brèque à Harfleur, tentent de s'interposer pour empêcher les jeunes gens de s'emparer des pneus dans le but de les brûler sur les barrages.

Selon le conducteur du poids-lourd, quelque 250 pneus auraient ainsi été dérobés.

Des magasins saccagés et pillés

Une heure plus tard, ce sont deux commerces situés à proximité du rond-point qui sont à leur tour victime d'un saccage en règle. Le restaurant Le Quai est entièrement pillé par les casseurs, ainsi que l'enseigne Digital, un magasin spécialisé dans le matériel informatique.

Les auteurs sont rapidement identifiés grâce notamment au système de vidéo-surveillance. Quatre d'entre eux, bien connus des services de police, sont interpellés et placés en garde à vue. Ils sont âgés de 17, 18, 20 et 21 ans et sont originaires de Gonfreville-l'Orcher, d'Harfleur et du Havre. 

Tous les quatre ont été déférés ce vendredi après-midi au palais de justice du Havre. 

Deux casseurs en détention provisoire

Deux des protagonistes ont été placés en détention provisoire dans l'attente de leur procès le 3 janvier prochain. Un autre, majeur également, a été placé sous contrôle judiciaire et le quatrième, mineur, a été présenté aux juges des enfants et placé sous contrôle judiciaire. 

Ce vendredi soir, il n'y a plus de barrages filtrants au rond-point de la Brèque qui est désormais sous le contrôle des forces de l'ordre.






















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