Manifestation des « gilets jaunes » en Seine-Maritime : des heurts avec la police et deux interpellations


Publié le 02/03/2019 à 18:28

Feux de poubelles, vitrines de magasins étoilées, jets de projectiles et d'artifices... Beaucoup de tension ce samedi encore dans les rues de Rouen. La police a chargé à plusieurs reprises.



Gilets jaunes : les samedis se suivent et se ressemblent à Rouen - Illustration © DDSP/Twitter
Gilets jaunes : les samedis se suivent et se ressemblent à Rouen - Illustration © DDSP/Twitter
Les samedis se suivent et se ressemblent à Rouen depuis le 17 novembre et le début du mouvement des gilets jaunes. Acte 16, ce samedi 2 mars. Des heurts ont encore éclaté dans l'après-midi entre manifestants et forces de l'ordre dans les rues de la capitale normande. 

Combien étaient-ils de gilets jaunes à battre le pavé ? La préfecture de Seine-Maritime se refuse toujours à livrer un chiffre. Son porte-parole, Benoit Lemaire, directeur de cabinet de la préfète, se contente d'indiquer qu'ils étaient encore un peu moins nombreux que le samedi précédent. 

« A Rouen, l'état d'esprit c'est de casser »

Quoi qu'il en soit, la manifestation de cet après-midi a commencé à dégénérer vers 16 heures. Des poubelles ont été incendiées boulevard des Belges, avenue Flaubert, place Cauchoise, rue Jeanne d'Arc... Quelques barricades ont également été dressées avec toutes sortes de matériaux trouvés sur place. Parfois incendiées. Les sapeurs-pompiers sont intervenus sept fois pour éteindre les feux, précise Benoit Lemaire. 

Certains manifestants ou plutôt casseurs ont arraché les protections en bois de la devanture du Crédit Agricole, place Foch. La vitrine est étoilée. A La Poste, rue Jeanne d'Arc, la façade a été taguéee. 

Les forces de l'ordre ont "pisté" tout l'après-midi les gilets jaunes dans les rues du centre-ville, faisant usage parfois de gaz lacrymogène pour les disperser. « A Rouen, l'état d'esprit est très clair : c'est de casser », estime Benoit Lemaire.

Le bilan dressé par le directeur de cabinet faisait état à 18h15 de deux interpellations pour participation à un attroupement et dégradations. Un policier a été légèrement blessé à un coude par un jet de projectile.

Des morceaux de barbelé sur la chaussée

Ailleurs dans le département, au Havre, Fécamp, Dieppe et Rouen (ce matin) les manifestations ont été plutôt "sereines", sans violence. A l'exception de Tourville-la-Rivière où, selon la préfecture, un groupe de 30 à 40 gilets jaunes a parsemé sur les chaussées du centre commercial des petits morceaux de barbelé dans le but bien précis de crever des pneus.

Les forces de l'ordre ont dû par ailleurs intervenir pour les empêcher de bloquer les ronds-points et de nuire ainsi à l'activité commerciale.  A Dieppe, les manifestants ont de la même façon été évacués - en douceur - des ronds-points Auchan et Eurochannel.























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