Violences urbaines de la Saint-Sylvestre à Rouen : cinq des mis en cause interpellés


Jeudi 6 Février 2020 - 10:55

Abribus dégradés, véhicules retournés et incendiés, caméra de vidéo-protection détruite, policiers visés par des tirs de mortier d'artifice... La nuit du nouvel An avait été particulièrement agité sur les hauts de Rouen. Cinq jeunes suspectés d'avoir participé à ces « violences urbaines » ont été identifiés et places en garde à vue



L'arrivée de renforts avait permis de disperser les assaillants et de rétablir l'ordre sur les hauts de Rouen - Illustration © DDSP76
L'arrivée de renforts avait permis de disperser les assaillants et de rétablir l'ordre sur les hauts de Rouen - Illustration © DDSP76
Les auteurs de violences urbaines commises dans la nuit du 31 décembre au 1er janvier dernier, sur les hauts de Rouen (Seine-Maritime) ont été identifiés et interpellés par la police, ce mardi 4 février. Quatre d'entre eux, âgés entre 17 et 20 ans, ont reconnu, en garde à vue, leur participation aux faits, le cinquième a été mis hors de cause.

Abris-bus dégradés, voitures incendiées...

Les enquêteurs de la sûreté urbaine ont mis tout en oeuvre pour identifier les principaux mis en cause dans les émeutes qui avaient secoués les quartiers de reconquête république (QRR) la nuit de la Saint-Sylvestre. Plusieurs dizaines d'individus avaient commis de nombreuses exactions rue Galilée : abribus dégradés, véhicules retournés et incendiés, caméra de vidéo-protection détruite... Les forces de l'ordre avaient par la même occasion était visée par des tirs de mortier d'artifice, sans faire de blessé. 

Des renforts avaient dû intervenir pour disperser les assaillants et rétablir l'ordre. Aucune interpellation n'avait été opérée sur le moment.

Filmés par la vidéo-protection

L'enquête confiée au groupe de voie publique a nécessité d'importantes investigations. Grâce notamment au dispositif de vidéo-protection de la ville, les policiers ont pu visionner les enregistrements. Les violences ont été filmées et les auteurs également. Des photos des principaux meneurs ont été extraites. A partir de là, il restait à mettre un nom sur chacun des visages.

Cinq suspects ont ainsi été identifiés formellement en particulier ceux qui ont descellé le mât du système de vidéo-protection et détruit la caméra. Ils ont pu également être impliqués dans la destruction par incendie de trois véhicules retournés sur la chaussée.

Placés sous contrôle judiciaire

Forts de ces éléments de preuve, les enquêteurs sont passés à l'action. Mardi 4 février, très tôt dans la matinée, un important dispositif policier composé de la brigade spécialisée de terrain (BST), de la brigade anti-criminalité (BAC) et de la brigade canine, a pris position dans les hauts de Rouen, et interpellé à leur domicile respectif trois des mis en cause, puis un quatrième et un cinquième Ils ont été placés en garde à vue à l'hôtel de police de Rouen.

Longuement entendus sur l'ensemble des faits reprochés, quatre des cinq ont reconnu leur participation aux dégradations. Un seul, âgé de 19 ans, a été mis hors de cause. Les trois majeurs ont été placés sous contrôle judiciaire dans l'attente de leur jugement le 11 mars prochain devant le tribunal correctionnel de Rouen.

Le mineur de 17 ans a été présenté à un juge pour enfants qui lui a notifié sa mise en examen et son placement sous contrôle judiciaire.


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