Un camion transportant un container attaqué par un commando ce matin près du Havre


[Actualisé] - Le poids lourd attaqué ce matin vers 8 heures à Gonfreville l’Orcher transportait un container de crevettes débarqué au port du Havre. Mais pas seulement : des sacs de cocaïne ont été retrouvés à l’intérieur



Par infoNormandie - Vendredi 1 Octobre 2021 à 15:06


Un poids lourd a été attaqué par un commando ce vendredi matin, route des Marais à Gonfreville-l’Orcher dans la zone portuaire du Havre, en Seine-Maritime.

Il était autour de 8h30, quand une voiture de forte cylindrée à contraint le chauffeur d’un semi-remorque transportant un container de 25 tonnes crevettes à s’arrêter.

Selon nos informations, les occupants du véhicule sont descendus et ont forcé le conducteur à monter dans leur voiture. Un des membres du commando s’est alors installé au volant du poids lourd et les deux véhicules ont pris la fuite en empruntant l’autoroute A29 en direction d’Amiens.

Près de 700 kg de cocaïne dans les crevettes

Le chauffeur du poids lourd a été retrouvé, choqué mais sain et sauf, plus tard sur la bande d’arrêt d’urgence de l’A29. Il a été pris en charge par les gendarmes du peloton motorisé de Saint-Romain-de-Colbosc. Dans le même temps, le camion volé a été intercepté au niveau du péage d’Épretot et l’homme au volant a été interpellé alors qu’il tentait de s’enfuir à pied.

Dans le container de crevettes en provenance d’Equateur, les gendarmes ont découvert onze sacs contenant un total de 686 kg de cocaïne d’une valeur estimée entre 30 à 40 millions d’euros.

La police judiciaire a été saisie dans un premier temps de l’enquête par le parquet du Havre.



► Même scénario le 13 septembre au Havre

Cette affaire n’est pas sans rappeler des faits similaires qui se sont produits au Havre, le -3 septembre dernier.

Un commando encagoulé circulant à bord d’une BMW noire avait intercepté, rue de Leningrad, une fourgonnette pour dérober des sacs contenant très certainement des stupéfiants qui se trouvaient à l’intérieur.

Les malfaiteurs avaient tiré avec une arme à feu à plusieurs reprises sur la fourgonnette pour obliger son conducteur à s’arrêter. Puis ce dernier avait été forcé à monter dans la voiture des agresseurs avant d’être abandonné un peu plus loin, légèrement blessé à la tête.