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Le quartier des Valmeux s'enflamme à Vernon : policiers et pompiers visés par des tirs de mortiers


Dimanche 29 Novembre 2020 - 16:52


De violents incidents ont éclaté dans la soirée d'hier, dans un des quartiers sensibles de Vernon (Eure). Six poubelles ont été brûlées et les sapeurs-pompiers et policiers ont été la cible de tirs de mortiers d'artifice. Le calme est revenu vers 2 heures du matin



Sébastien Lecornu, ministre des Outre-mer, est venu sur les lieux pour apporter son soutien aux policiers - Photo  © S. Lecornu/Twitter
Sébastien Lecornu, ministre des Outre-mer, est venu sur les lieux pour apporter son soutien aux policiers - Photo © S. Lecornu/Twitter
Le quartier des Valmeux à Vernon (Eure) a été le théâtre de violences urbaines dans la soirée d’hier, samedi 28 novembre.

Tout a commencé vers 21h30. A l’origine, les sapeurs-pompiers ont été appelés à intervenir pour plusieurs feux de poubelles sur la voie publique, six en tout. Mais à leur arrivée, ils se sont trouvés en présence de vingt à trente individus, déterminés visiblement à en découdre.

Les soldats du feu ont été contraints de faire appel aux forces de l’ordre pour sécuriser leur intervention. Au moment où les policiers sont arrivés ils ont été pris sous le feu de tirs de mortier d’artifice, soit une trentaine environ, durant plusieurs heures.

Gaz lacrymogène et balles de défense

Le commissariat de Vernon, qui avait mobilisé une douzaine de fonctionnaires, a dû demander le soutien de renforts, des unités de la brigade anticriminalité (BAC) venues de Mantes-la-Jolie et de Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) et de la brigade canine de Rouen (Seine-Maritime), soit douze policiers supplémentaires.

Face à la tournure des événements, les forces de l’ordre ont riposté en faisant usage de grenades lacrymogènes et de lanceurs de balles de défense (LBD). Sous la pression policière, les assaillants, visage dissimulé par des capuches ou des cagoules, se sont finalement dispersés.


Retour au calme vers 2 heures du matin

Le calme est seulement vers 2 heures du matin, après plus de quatre heures d’affrontements plus ou moins intenses.

Aucune victime n’est à déplorer dans les rangs des forces de l’ordre, précise une source policière.

Le préfet de l’Eure, la sous-préfète des Andelys ainsi que le directeur de permanence de la Sécurité publique (DDSP) sont venus sur les lieux où ils ont rejoint Sébastien Lecornu, le ministre des Outre-Mer arrivé sur place dans la soirée, après avoir entendu de chez lui les tirs de mortier.

Une enquête a été ouverte.