Une louve retrouvée piégée accidentellement en Seine-Maritime


Mardi 12 Mai 2026 - 20:46

Une louve a été découverte vivante, piégée accidentellement, dimanche matin à Saint-Pierre-des-Jonquières, en Seine-Maritime. L’animal a été pris en charge par les services de l’État et placé provisoirement sous surveillance au parc animalier de Muchedent.




Illustration © patrice schoefolt/Pixabay
Illustration © patrice schoefolt/Pixabay
C’est un piégeur agréé qui a alerté l’Office français de la biodiversité (OFB) après avoir découvert l’animal pris dans un dispositif qui n’était pas destiné à capturer un loup. Selon les premières constatations, la louve pèserait entre 30 et 35 kilos.

Surveillance vétérinaire au parc de Muchedent

Rapidement mobilisés, des agents de la Direction départementale des territoires et de la mer (DDTM) ainsi que de l’OFB ont pris en charge l’animal avant l’intervention d’un vétérinaire spécialisé afin d’évaluer son état de santé.

En accord avec les ministères chargés de l’Agriculture et de l’Écologie, le préfet de la Seine-Maritime a décidé de placer temporairement la louve au parc animalier de Muchedent, présenté comme le seul établissement du département capable d’accueillir cette espèce dans des conditions adaptées.

L’animal a été installé dans une zone dédiée de la structure de soins, à l’isolement et sous surveillance vétérinaire.

A SAVOIR - Le retour du loup en Normandie

Depuis plusieurs années, des indices de présence du loup sont régulièrement relevés en Normandie, notamment à travers des attaques sur des troupeaux ou des observations confirmées par l’OFB. La découverte de cette louve en Seine-Maritime intervient dans un contexte de suivi renforcé de l’espèce sur le territoire régional.

Une mesure exceptionnelle encadrée par la loi

Le loup gris (Canis lupus) est une espèce strictement protégée par le Code de l’environnement. Toutefois, les articles L.411-1 et L.411-2 prévoient des dérogations dans certaines circonstances particulières, notamment pour des raisons liées à la sauvegarde de la faune sauvage ou à la sécurité.

Les autorités précisent que cette mesure ne constitue pas une mise en captivité définitive, mais une décision conservatoire prise en urgence afin de s’assurer de l’état de santé de l’animal après sa capture accidentelle.








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