Une infirmière libérale interpellée à Versailles pour escroquerie à la CPAM des Yvelines


Publié le 29/07/2022 à 17:07

Fausses ordonnances médicales, déclaration d’actes fictifs… De 2016 a 2018, une infirmière libérale aurait commis une série d’escroqueries au préjudice de la CPAM78. Le montant établi par les enquêteurs est estimé à 73 000€



Les investigations policières ont permis d’établir que l’infirmière avait, entre 2016 et 2018, utilisé de fausses ordonnances et avait déclaré des actes fictifs - illustration @Adobe
Les investigations policières ont permis d’établir que l’infirmière avait, entre 2016 et 2018, utilisé de fausses ordonnances et avait déclaré des actes fictifs - illustration @Adobe
Une infirmière libérale sera jugée début 2023 devant le tribunal judiciaire de Versailles (Yvelines) pour escroquerie au préjudice de la caisse primaire d’assurance maladie (CPAM).

Les escroqueries qui sont reprochées à cette versaillaise de 55 ans ont été commises entre 2016 et 2018 et s’élèvent à un montant total de plus de 73 000 euros.

Fausses ordonnances et actes fictifs

A l’origine de l’enquête ouverte par le groupe financier de la sûreté urbaine de Versailles, un signalement de la CPAM 78 visant une infirmière libérale dont les usages professionnels semblaient peu orthodoxes.

De fait, les investigations policières allairnt révéler toute une série d’irrégularités : utilisation de fausses ordonnances médicales, non-respect de la nomenclature générale des actes professionnels régissant la cotisation de certains actes, ou encore déclaration d’actes fictifs.

L’examen détaillé du patrimoine financier de la suspecte permettra aux enquêteurs d’obtenir la saisie en valeurs de l’intégralité du préjudice sur ses comptes bancaires.

Elles accusent les personnes âgées dont elles s’occupait

Placée en garde-à-vue le 26 juillet, l’infirmière a minimisé les faits, et a tenté d’incriminer les personnes âgées chez qui elle se rendait, en expliquant que ces dernières raturaient elles-mêmes les ordonnances.

Des explications qui n’ont pas convaincus les policiers « face aux éléments de preuve recueillis par les enquêteurs », relate une source du dossier.

Laissée libre, la mise en cause s’est vue notifier une convocation devant le tribunal correctionnel de Versailles, à l’audience du 13 février 2023.



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