Evacuation de deux écoles au Havre en marge des manifestations : l'étonnement d'un syndicat enseignant


Publié le 12/12/2019 à 17:35

Le syndicat SNUipp FSU a réagi à la mesure prise de faire évacuer deux écoles situées dans le périmètre du rond-point Giovanni da Verrazzano où des manifestants ont incendié des pneus



Les deux écoles proches du rond-point où des pneus ont été incendié ont été évacuées par précaution - Illustration © Google Maps
Les deux écoles proches du rond-point où des pneus ont été incendié ont été évacuées par précaution - Illustration © Google Maps
Deux écoles, soit 255 enfants, ont été évacuées ce matin au Havre (Seine-Maritime). La raison ? Les manifestants ont incendié des pneus et un véhicule automobile  au rond-point Giovanni da Verrazzano, à proximité des établissements scolaires Parcanville et Dauphine.

La préfecture a invoqué, pour justifier ces évacuations, "d’épaisses fumées" se dégageant de l'incendie et pouvant nuire à la santé des enfants. "La maison des moussaillons", une crèche accueillant 16 bébés, a également été évacuée. 

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Le SNUipp-FSU 76 s'est dit « étonné » de la décision du préfet d'évacuer dans la précipitation les élèves et le personnel de 2 écoles du Havre qui se trouvaient sous un panache de fumée (pneus brûlés sur un rond-point proche à l'occasion des mobilisations contre la réforme des retraites). Les secours ont précisé "que tout le monde va bien, aucun enfant n'a été intoxiqué" ».

Dans un communiqué publié dans l'après-midi, le syndicat enseignant tient à rappeler que, « dans ces conditions, le plan de confinement (...) aurait dû être activé et déclenché par l'administration de l’Éducation Nationale ».

Selon lui, il y a « deux poids, deux mesures si on compare avec l'accident Lubrizol. En effet, à cette occasion, pas de confinement ni évacuation des écoles très proches de l'usine en feu (Petit-Quevilly, Grand- Quevilly...) ».

La sécurité des élèves et des personnels reste la priorité absolue de notre organisation syndicale, insiste le SNUipp FSU. « Néanmoins, nous nous interrogeons sur la motivation de la décision disproportionnée du préfet qui semble plus guidée par une préoccupation médiatique et pour porter ombrage aux mobilisations contre la réforme des retraites ».



























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