24 Heures motonautiques de Poses : le tribunal valide la course malgré un recours environnemental

EURE


Jeudi 30 Avril 2026 - 17:26

La justice administrative a rejeté un recours en urgence visant à suspendre l’événement. Les épreuves des 24 heures motonautiques auront bien lieu début mai, comme prévu, pas à Rouen mais à Poses (Eure).




Les 24 heures motonautiques de Rouen ont vécu, vie les 24 heures de Poses, dans l'Eure - Illustration Rouen Tourisme
Les 24 heures motonautiques de Rouen ont vécu, vie les 24 heures de Poses, dans l'Eure - Illustration Rouen Tourisme
La course des 24 Heures motonautiques de Poses, dans l'Eure (ex-24 heures de Rouen) se tiendra bien les 1er, 2 et 3 mai 2026. Saisie en référé-liberté, la juge du tribunal administratif de Rouen a décidé de ne pas suspendre l’arrêté préfectoral autorisant l’événement.

Le 29 avril, le préfet de l’Eure avait donné son feu vert à cette manifestation nautique, encadrée par plusieurs mesures : horaires d’arrêt de navigation sur le plan d’eau, signalisation spécifique et balisage par bouées pour sécuriser les épreuves.

Un recours fondé sur la protection des espèces

Une élue locale, également conseillère communautaire de l’agglomération Seine-Eure, avait saisi la justice en urgence. Elle estimait que la course risquait de perturber gravement 23 espèces protégées présentes à proximité, notamment l’œdicnème criard, dans des zones classées Natura 2000.

Le référé-liberté, rappelle le tribunal, permet au juge d’ordonner « toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale » en cas d’atteinte « grave et manifestement illégale », dans un délai de quarante-huit heures.

Pas d’atteinte grave selon la justice

Dans sa décision, la juge des référés souligne que la course « se déroulait à proximité de deux sites Natura 2000 », mais que « l’association organisatrice […] avait réalisé une étude afin d’évaluer les incidences de cette manifestation ».

Elle relève également que « les services de l’État avaient prescrit la réalisation d’un état des lieux avant, pendant et après la manifestation nautique », afin d’en mesurer l’impact sur les espèces protégées.
Autre élément déterminant : « la navigation rapide […] est autorisée toute l’année sans restriction sur le bras de la Seine » concerné par les épreuves.

Au regard de ces éléments, la juge conclut qu’« aucune atteinte grave et manifestement illégale à la biodiversité et à la protection d’une liberté fondamentale n’était caractérisée », et rejette donc le recours.
La course est ainsi maintenue.
 








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