Surveillants poignardés à la prison de Condé-sur-Sarthe (Orne) : le détenu interpellé, sa compagne tuée


Mardi 5 Mars 2019 à 19:49

Le détenu retranché depuis ce matin dans l'unité de vie familiale du centre pénitentiaire d'Alençon a été interpellé ce soir par le Raid, unité d'élite de la police nationale. Sa compagne a été tuée lors de l'assaut des forces de sécurité



Le centre pénitentiaire d'Alençon/Condé-sur-Sarthe a une capacité de  249 places - document © Ministère de la Justice
Le centre pénitentiaire d'Alençon/Condé-sur-Sarthe a une capacité de 249 places - document © Ministère de la Justice
Deux surveillants du centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe, près d'Alençon dans l'Orne, ont été blessés par un détenu radicalisé ce mardi matin.

L'agression s'est produite vers 9h45  dans l'enceinte de l’unité de vie familiale. Le détenu était alors en compagnie de sa femme au moment où il a attaqué les deux surveillants avec un couteau en céramique. « L’un des agents a été plus grièvement atteint. Ils ont été immédiatement pris en charge, et conduits vers l’hôpital. Leur pronostic vital n’est pas engagé », assure le ministère de la Justice.

Le détenu s’est retranché ensuite dans l’unité avec sa compagne.

Condamné à 30 ans de réclusion

Cet homme de 27 ans, converti à l'islam et radicalisé, a été condamné en 2014 par la Cour d'assises de la Moselle à 30 ans de réclusion criminelle pour arrestation, enlèvement, séquestration suivi de mort d'un homme de 89 ans, ancien résistant et déporté, et à un an d’emprisonnement pour apologie publique d’acte de terrorisme. Il est libérable, à ce jour, en 2038, indique le ministère de la Justice.

Des équipes régionales d'intervention et de sécurité (Eris) de Rennes étaient en route en fin de matinée vers le centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe. Les forces de sécurité intérieure, dont le RAID, unité d'élite de la police nationale, sont également mobilisées. Le parquet antiterroriste s'est saisi de l'affaire

Le détenu interpellé, sa compagne tuée dans l'assaut

Une cellule de crise a immédiatement été ouverte aux niveaux régional et national. La ministre de la Justice, Nicole Belloubet, s'est rendue dans l'après-midi dans l'Orne. Elle a rendu visite aux deux surveillants blessés.

Après plusieurs heures d'attente c'est vers 19 heures que l'assaut a été donné, permettant l'interpellation du forcené. La compagne de celui-ci a quant à elle été tuée dans des circonstances qui n'ont pas été rendues publiques dans l'immédiat.  





















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