Seine-Maritime : une mise en examen dans un meurtre resté non élucidé depuis 2012


Vendredi 17 Avril 2026 - 09:51

Relancée à la faveur de nouvelles expertises génétiques, l’enquête sur le meurtre de Kassandra, une prostituée transgenre orignaire du Pérou, découverte morte en 2012 à Saint-Martin-de-Boscherville a conduit à la mise en examen d’un homme de 44 ans, désormais placé en détention provisoire.




Les investigations avaient alors permis d'identifier « un homme connu pour se travestir et se livrer à la prostitution à Rouen, Walter Zapata Flores, alias Kassandra, né en 1973, à Lima (Pérou) », relate la gendarmerie de Seine-Maritime sur sa page Facebook.
Les investigations avaient alors permis d'identifier « un homme connu pour se travestir et se livrer à la prostitution à Rouen, Walter Zapata Flores, alias Kassandra, né en 1973, à Lima (Pérou) », relate la gendarmerie de Seine-Maritime sur sa page Facebook.
Le dossier, longtemps resté sans issue, connaît un nouveau tournant. Un homme de 44 ans a été mis en examen pour meurtre,  jeudi dernier, dans le cadre de l’enquête sur la mort violente d’une victime découverte le 4 novembre 2012 en bordure d’un chemin forestier à Saint-Martin-de-Boscherville, près de Rouen.

Les investigations avaient alors permis d'identifier « un homme connu pour se travestir et se livrer à la prostitution à Rouen, Walter Zapata Flores, alias Kassandra, né en 1973, à Lima (Pérou) », relate la gendarmerie de Seine-Maritime sur sa page Facebook.

Le corps partiellement calciné

À l’époque, le corps partiellement calciné de la victime avait été retrouvé sur les lieux. L’autopsie avait conclu à un décès par asphyxie et établi que l’incendie du haut du corps était intervenu après la mort, à l’aide de carburant. Malgré plusieurs gardes à vue dans l’entourage et parmi les clients de la victime, l’enquête n’avait pas permis d’identifier l’auteur du crime. Une ordonnance de non-lieu avait été rendue en novembre 2015.

L’affaire a été reprise en juillet 2023 par le pôle national des crimes sériels ou non élucidés de Nanterre. Les investigations ont alors été confiées à la section de recherches de Rouen, avec l’appui de la division des affaires non élucidées de la gendarmerie nationale.


L’ADN au cœur de la relance du dossier

De nouvelles expertises pratiquées sur les scellés ont permis de faire apparaître un profil ADN masculin. Selon la gendarmerie, ce profil a ensuite été rapproché de celui d’un individu interpellé en juin 2025 dans une affaire de stupéfiants, via le Fichier national automatisé des empreintes génétiques.

L’homme identifié, aujourd’hui âgé de 44 ans et jusque-là jamais condamné, a été placé en garde à vue le 31 mars 2026. Les investigations menées sur son environnement et ses activités ont conduit à sa mise en examen pour meurtre. Il a été placé en détention provisoire.

CONTEXTE

Une affaire rouverte après un non-lieu
Ouverte une première fois en 2012 par le parquet de Rouen, l’information judiciaire n’avait pas permis d’aboutir à l’identification du ou des auteurs. La relance du dossier, plus de dix ans plus tard, illustre le rôle croissant des nouvelles expertises ADN dans le traitement des affaires anciennes.





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