Les trafiquants de drogue n'hésitent pas à employer les grands moyens pour neutraliser les caméras de videosurveillance Illustration © Andreas Lischka/Pixabay
Deux individus ont été surpris en pleine action, dans la nuit du jeudi 30 au vendredi 31 juillet, à l’angle des rues Marie-Laurencin et du Docteur-Bretonneau, dans le quartier du Val-Fourré à Mantes-la-Jolie. Vers 3h50, ils venaient de scier un mât supportant une caméra de vidéoprotection, qui avait été amené au sol.
À l’arrivée des policiers, les deux hommes ont pris la fuite. L’un est parvenu à disparaître, tandis que le second a tenté de se cacher dans un buisson. Il a été interpellé après avoir, selon la police, opposé une forte résistance.
À l’arrivée des policiers, les deux hommes ont pris la fuite. L’un est parvenu à disparaître, tandis que le second a tenté de se cacher dans un buisson. Il a été interpellé après avoir, selon la police, opposé une forte résistance.
Des policiers visés par des projectiles
L’intervention s’est rapidement tendue. Les fonctionnaires ont été la cible de nombreux jets de projectiles. Des équipages de la brigade anticriminalité (BAC) sont venus en renfort afin de permettre aux policiers de quitter le secteur dans de bonnes conditions de sécurité.
Les investigations ont ensuite fourni plusieurs éléments à charge contre le suspect, âgé de 17 ans et domicilié à Mantes-la-Jolie. Sa doudoune présentait notamment des traces de brûlure tandis qu’une odeur caractéristique de métal chauffé ou meulé se dégageait de ses mains.
Surtout, une autre caméra de vidéoprotection aurait enregistré la scène, depuis l’attaque du mât jusqu’à l’interpellation. Selon les enquêteurs, le jeune homme apparaissait distinctement sur ces images.
Les investigations ont ensuite fourni plusieurs éléments à charge contre le suspect, âgé de 17 ans et domicilié à Mantes-la-Jolie. Sa doudoune présentait notamment des traces de brûlure tandis qu’une odeur caractéristique de métal chauffé ou meulé se dégageait de ses mains.
Surtout, une autre caméra de vidéoprotection aurait enregistré la scène, depuis l’attaque du mât jusqu’à l’interpellation. Selon les enquêteurs, le jeune homme apparaissait distinctement sur ces images.
Douze mois de prison
En garde à vue, l’adolescent a contesté toute implication. Il a également refusé l’exploitation technique de son téléphone portable et maintenu sa version lors d’une confrontation avec les policiers intervenus.
À l’issue de sa garde à vue, il a été déféré devant le tribunal judiciaire de Versailles. Il a été condamné à douze mois d’emprisonnement, dont six mois assortis d’un sursis probatoire pendant deux ans, avec plusieurs obligations et une interdiction de paraître à Mantes-la-Jolie.
La question d’un éventuel aménagement des six mois d’emprisonnement ferme doit désormais être examinée par le juge de l’application des peines.
À l’issue de sa garde à vue, il a été déféré devant le tribunal judiciaire de Versailles. Il a été condamné à douze mois d’emprisonnement, dont six mois assortis d’un sursis probatoire pendant deux ans, avec plusieurs obligations et une interdiction de paraître à Mantes-la-Jolie.
La question d’un éventuel aménagement des six mois d’emprisonnement ferme doit désormais être examinée par le juge de l’application des peines.
CONTEXTE. Les caméras de vidéoprotection sont parfois prises pour cible afin de réduire la surveillance d’un secteur et de compliquer l’identification d’auteurs d’infractions. Dans certains quartiers, leur destruction peut notamment viser à préserver des points de deal ou des zones utilisées pour des trafics.





L'accueil
Mentions Légales