TER déraillé près de Cléon : auditions, vidéos, téléphonie… l’enquête s’intensifie


Deux victimes sont toujours hospitalisées ce dimanche soir. Témoins et premiers passagers ont été entendus, tandis qu’un expert judiciaire s’est rendu sur les lieux.


Publié le Dimanche 13 Septembre 2026 à 19:08


Les enwquêteurs de la police judiciaire de Rouen ont mené de nouvelles auditions auprès de témoins et de premières victimes. - Illustration © DGPN
Les enwquêteurs de la police judiciaire de Rouen ont mené de nouvelles auditions auprès de témoins et de premières victimes. - Illustration © DGPN
Les investigations se sont poursuivies à un rythme soutenu ce dimanche 13 septembre après le déraillement, vendredi soir, du TER Rouen–Caen à hauteur d’Oissel et de Cléon, en Seine-Maritime. « L’enquête s’est activement poursuivie ce jour », indique Sébastien Gallois, procureur de la République de Rouen.

Les policiers ont mené de nouvelles auditions auprès de témoins et de premières victimes. Ils ont également complété leurs constatations de police technique et lancé « de nombreuses réquisitions, en téléphonie ou vidéoprotection », précise le magistrat. Ces investigations doivent notamment permettre de retracer le trafic ferroviaire sur cette ligne et d’identifier d’autres témoins.

Un expert judiciaire sur les lieux

Un expert judiciaire requis par le parquet de Rouen s’est déplacé sur place afin de procéder à ses propres constatations. Il devra contribuer à déterminer les circonstances précises du déraillement et, en particulier, l’origine du morceau de rail retrouvé sur l’une des voies.

En parallèle de l’enquête judiciaire confiée à la police judiciaire de Rouen, le Bureau d’enquêtes sur les accidents de transport terrestre (BEA-TT) a annoncé l’ouverture de sa propre enquête technique.

« Évidemment, le bureau et mon parquet se coordonneront et partageront les informations nécessaires », souligne Sébastien Gallois. Les deux procédures resteront toutefois distinctes, conformément aux dispositions prévues en cas d’accident collectif.

À ce stade, aucun élément ne permet d’établir que la présence du morceau de rail résulterait d’un acte volontaire destiné à provoquer le déraillement.
 


Deux victimes toujours hospitalisées

Sur le plan médical, une nouvelle victime devait quitter l’hôpital ce dimanche soir. « Deux dernières restent hospitalisées », confirme le procureur de la République.

Les passagers concernés seront progressivement entendus, un à un, par les policiers. À compter de ce lundi, l’association d’aide aux victimes AVEDE-ACJE doit également les contacter individuellement afin de faire le point avec eux et de leur présenter les suites de la procédure ainsi que leurs droits en matière d’indemnisation.

L’association, chargée du bureau d’aide aux victimes du tribunal judiciaire de Rouen, peut être jointe directement au 02 35 52 88 18.







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