Déraillement du TER Rouen-Caen : le pronostic vital de la jeune femme blessée n’est plus engagé


L’enquête se poursuit après le déraillement du TER près d’Oissel, en Seine-Maritime. Le parquet appelle à la prudence sur l’origine du morceau de rail retrouvé sur la voie et écarte, à ce stade de l'enquête, l'hypothèse d'un attentat.


Publié le Samedi 12 Septembre 2026 à 19:18


Le procureur de Rouen : « aucun élément ne permet d’évoquer un acte de “malveillance” commis avec l’intention délibérée de faire dérailler le train, et donc encore moins un “attentat” » - Photo publiée sur X par Spotting_92
Le procureur de Rouen : « aucun élément ne permet d’évoquer un acte de “malveillance” commis avec l’intention délibérée de faire dérailler le train, et donc encore moins un “attentat” » - Photo publiée sur X par Spotting_92
La passagère la plus gravement blessée, une jeune femme de 18 ans, est toujours hospitalisée, « mais les craintes pour sa vie ou d’une infirmité grave sont désormais écartées », a précisé Sébasrtien Gallois, le procureur de la République de Rouen ce samedi, en début de soirée En milieu d’après-midi, trois autres personnes restaient hospitalisées, sans que leur état soit jugé grave. Toutes les victimes seront examinées par un médecin légiste afin d’évaluer précisément leur préjudice.

Les investigations de police technique et scientifique se sont achevées dans l’après-midi. Plusieurs personnes ont déjà été entendues ; de nombreuses autres auditions sont prévues dimanche, tout comme le début des expertises judiciaires, prévues dès demain matin également.

Aucune preuve d’un acte de malveillance à ce stade

La présence d’un morceau provenant d’un autre rail sur l’une des voies reste la principale piste examinée pour expliquer le déraillement. Les investigations menées ce samedi n’ont toutefois apporté aucun élément nouveau sur la façon dont ce morceau s’est retrouvé là.

« Le déraillement du TER en Normandie est le fruit d’un attentat. Il doit être traité comme tel. Derrière les mots « acte malveillant », il y a une volonté délibérée de mettre en danger la vie de dizaines de Français », a déclaré Eric Ciotti, maire de Nice et président  de l'Union des droites pour la République (UDR) sur sa page Facebook.


Le procureur insiste sur ce point : « aucun élément ne permet d’évoquer un acte de “malveillance” commis avec l’intention délibérée de faire dérailler le train, et donc encore moins un “attentat” ». L’enquête doit encore établir l’origine du morceau de rail et son rôle exact dans l’accident.
 







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