Le sort des blaireaux de l’Orne sera examiné lundi 3 août, à 11 h 30, par le tribunal administratif de Caen. One Voice, l’ASPAS, AVES France et France Nature Environnement Normandie ont saisi le juge des référés pour obtenir la suspension de l’arrêté préfectoral autorisant leur déterrage jusqu’au 14 septembre 2026.
Les associations dénoncent une pratique menée en pleine période d’élevage des jeunes. Lors d’une opération de vénerie sous terre, des chiens sont introduits dans les terriers pour acculer les animaux, avant que ceux-ci ne soient extraits puis tués. Selon les requérants, cette méthode non sélective expose également les blaireautins, encore dépendants des adultes durant l’été.
Les associations dénoncent une pratique menée en pleine période d’élevage des jeunes. Lors d’une opération de vénerie sous terre, des chiens sont introduits dans les terriers pour acculer les animaux, avant que ceux-ci ne soient extraits puis tués. Selon les requérants, cette méthode non sélective expose également les blaireautins, encore dépendants des adultes durant l’été.
REACTION
« La vénerie sous terre, ou déterrage, est l'une des pratiques de chasse les plus barbares qui soient : des heures de terreur au fond du terrier, acculés par les chiens, avant d'être arrachés à la pince et mis à mort. » (Les associations con,testataires)
« La vénerie sous terre, ou déterrage, est l'une des pratiques de chasse les plus barbares qui soient : des heures de terreur au fond du terrier, acculés par les chiens, avant d'être arrachés à la pince et mis à mort. » (Les associations con,testataires)
Un quota de 200 blaireaux contesté
Le dispositif soumis à consultation par la préfecture prévoyait une période complémentaire pouvant débuter au plus tôt le 1er juillet, avec un plafond fixé à 200 animaux. L’administration présente la vénerie sous terre comme une pratique légale et encadrée, participant à la régulation de l’espèce. Elle estime également que les jeunes sont sevrés à partir de la mi-mai, tout en prévoyant une marge de sécurité pour les naissances tardives.
Pour les quatre associations, ce quota n’a toutefois rien de réellement restrictif. Elles affirment qu’environ 300 blaireaux étaient tués chaque année dans l’Orne au cours des campagnes précédentes, sur des périodes plus longues. Elles estiment donc que le plafond annoncé ne constitue pas une protection suffisante.
Pour les quatre associations, ce quota n’a toutefois rien de réellement restrictif. Elles affirment qu’environ 300 blaireaux étaient tués chaque année dans l’Orne au cours des campagnes précédentes, sur des périodes plus longues. Elles estiment donc que le plafond annoncé ne constitue pas une protection suffisante.
Les contestataires s’appuient également sur plusieurs décisions rendues ces dernières semaines dans d’autres départements. Des périodes complémentaires ont notamment été suspendues dans le Finistère et dans le Cher, les juges ayant retenu le risque de destruction de jeunes blaireaux et les incertitudes entourant la justification des prélèvements.
Représentées par le cabinet Géo-Avocats, One Voice, l’ASPAS, AVES France et FNE Normandie demandent désormais au juge caennais d’accorder la même protection aux blaireaux de l’Orne. Le tribunal devra déterminer si l’urgence et les arguments avancés font naître un doute sérieux sur la légalité de l’arrêté préfectoral.
Représentées par le cabinet Géo-Avocats, One Voice, l’ASPAS, AVES France et FNE Normandie demandent désormais au juge caennais d’accorder la même protection aux blaireaux de l’Orne. Le tribunal devra déterminer si l’urgence et les arguments avancés font naître un doute sérieux sur la légalité de l’arrêté préfectoral.
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