L'enquête a été confiée à la Division de la criminalité territoriale des Yvelines - Illustration © DCPJ
L’affaire a débuté en juillet 2025 par le dépôt de plainte d’une jeune femme. Celle-ci a expliqué avoir rencontré le prêtre à l’aumônerie de Rambouillet alors qu’elle n’avait que 16 ans. Fascinée par le charisme de l’homme d’Église, elle s’était retrouvée engagée dans une relation ambiguë. Selon une source policière, des rapprochements physiques réguliers - baisers, enlacements et caresses réciproques - se produisaient lors d’entretiens privés. À la suite de ces révélations, l’évêché de Versailles avait immédiatement suspendu le curé de ses fonctions.
Connu des services de police
Les investigations de la Division de la criminalité territoriale 78 ont rapidement mis en lumière des antécédents et un « mode opératoire bien établi », confie une source proche du dossier. Les enquêteurs ont en effet identifié une seconde victime, dont les faits sont aujourd'hui prescrits. Son audition a toutefois permis de confirmer que le prêtre ciblait spécifiquement des jeunes filles mineures, en situation de mal-être et en recherche d’écoute.
De source policière, l’homme d'Église n’en était pas à son premier signalement : il était déjà connu des services de police pour des faits similaires commis par le passé sur une adolescente de 14 ans, dossier qui avait été classé sans suite. Par ailleurs, les auditions des différents témoins directs et indirects ont toutes convergé pour dénoncer un comportement « au minimum inadéquat » de l'ecclésiastique à l'égard de plusieurs jeunes filles.
De source policière, l’homme d'Église n’en était pas à son premier signalement : il était déjà connu des services de police pour des faits similaires commis par le passé sur une adolescente de 14 ans, dossier qui avait été classé sans suite. Par ailleurs, les auditions des différents témoins directs et indirects ont toutes convergé pour dénoncer un comportement « au minimum inadéquat » de l'ecclésiastique à l'égard de plusieurs jeunes filles.
Jugé en novembre prochain
Lors de son audition en garde à vue, le mis en cause a contesté les accusations d'agressions sexuelles. S'il a admis que la relation était devenue équivoque, il a maintenu qu'elle était consentie et empreinte de « sensualité ». La minorité de la plaignante au moment des faits ne semblait lui poser ni difficulté matérielle, ni cas de conscience, souligne une source policière.
Le quadragénaire, déféré devant un magistrat du parquet, a été placé sous contrôle judiciaire dans l'attente de son jugement devant le tribunal judiciaire de Versailles. L'audience est fixée au mois de novembre prochain.
Le quadragénaire, déféré devant un magistrat du parquet, a été placé sous contrôle judiciaire dans l'attente de son jugement devant le tribunal judiciaire de Versailles. L'audience est fixée au mois de novembre prochain.

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