Tirs de mortiers et jets de projectiles : une nuit de réveillon éprouvante pour les policiers des Yvelines


Publié le Samedi 1 Janvier à 09:44

Les forces de l’ordre ont été victimes de harcèlement dans certains quartiers des Yvelines, cette nuit du Nouvel An. Bilan provisoire : un policier blessé, des poubelles et voitures brûlées et quelques interpellations. Résumé



Les policiers ont été contraints dans certaines situations de faire usage de grenades lacrymogènes et de balles de défense pour disperser les assaillants - Illustration @ DDSP78/Twitter
Les policiers ont été contraints dans certaines situations de faire usage de grenades lacrymogènes et de balles de défense pour disperser les assaillants - Illustration @ DDSP78/Twitter
La nuit du nouvel An n’a pas été de tout repos dans les Yvelines pour les forces de l’ordre chargées de la sécurisation du réveillon. Un réveillon marqué par des violences urbaines dans une dizaine de villes du département, dont Mantes-la-Jolie qui a été un des points chauds.

Les premiers incidents ont éclaté en tout début de soirée. Vers 19 heures, les sapeurs-pompiers d’Aubergenville qui se rendaient rue du Belvédère dans la cité Terre et famille pour un feu de conteneur poubelle ont été pris à partie par une dizaine d’individus tirant des mortiers dans leur direction. La police a dû intervenir pour sécuriser l’intervention et écarter les trublions.

Harcèlement de rue au Val-Fourré à Mantes-la-Jolie

Les incidents se sont enchaînés mais cette fois dans le quartier du Val-Fourré à Mantes-la-Jolie.

A 20h44, rue Paul Gauguin, un équipage de la brigade spécialisée de terrain (BST) a signalé avoir été visé par quatre tirs de mortiers. Un dispositif de sécurisation a été mis en place avec l’appui de la CRS 60. Pas de blessé, ni de dégât.

21h02, rue Roal d’Amundsen, une patrouille de police secours a été la cible de jets de pierres. Dans le même temps, rue des Garennes, c’est un équipage de brigade anticriminalité qui a reçu une pierre. Ni les policiers ni leur véhicule n’ont été touchés.

Un véhicule de police endommagé

Une trentaine de minutes plus tard, des jets de pierres et autres projectiles ont été signalés toujours sur les policiers rue Jacques-Cartier et avenue Albert-Camus, sans faire de blessé et de dégât.

Vers 0h30, après une courte accalmie, le harcèlement de rue a repris. Rue Albert-Camus, toujours au Val-Fourré, un groupe d’individus a lancé des pierres sur un véhicule de police, brisant la custode arrière et impactant sa carrosserie. Les projectiles ont été récupérés afin d’être soumis à des recherches d’ADN.

A Sartrouville, un policier blessé et six interpellations

Autres « points chauds » : le secteur de Trappes et de Sartrouville.

A Sartrouville, vers 23h30, un bus de la société Transdev de la ligne 9 assurant la liaison entre Sartrouville et Argenteuil a été impacté par un jet de projectile, avenue Robert-Schumann, sans faire de blessé, ni de dégât.

Un peu plus tard dans la nuit, des policiers de la compagnie départementale d’intervention (CDI) ont essuyé des jets de projectiles alors qu’ils se trouvaient rue Maeterlinck. Elles ont dû faire usage de grenades lacrymogènes pour disperser les assaillants.

Un fonctionnaire a été frappé et blessé au visage lors de l’interpellation de l’un des auteurs. Six suspects, âgés entre 19 et 26 ans, ont été placés en garde à vue. Ils sont domiciliés à Sartrouville et Maisons-Laffitte.

Contraints de riposter

Dans le secteur de Trappes-Élancourt-Guyancourt, les policiers ont connu le même mode d’harcèlement : jets de projectiles divers, tirs de mortiers d’artifice… ils ont été contraints dans certains cas de riposter avec leur armement collectif (grenades lacrymogènes et lanceur de balles de défense).

Enfin, en milieu de soirée, la compagnie départementale d’intervention (CDI) qui effectuait un contrôle de police cité du Petit-Bois à Carrières-sur-Seine a été prise à partie par une quinzaine d’individus qui voulaient en découdre. Ces derniers ont été dispersés à coups de grenades lacrymogènes et de balles de défense (LBD).

Aucun blessé n’a été déploré




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