Ce patrouilleur a été percuté alors qu’il protégeait un poids lourd en panne sur l’autoroute A13. Par chance, il n’y avait pas eu de blessé - Photo SANEF
Sécuriser un chantier peut coûter la vie. Le 2 octobre dernier, un agent de Sanef a été mortellement percuté alors qu’il intervenait sur l’A13 à Goustranville, près de Dozulé (Calvados). Selon le ministère des Transports, le conducteur impliqué présentait un test d’alcoolémie positif.
Ce drame rappelle les risques auxquels sont exposés les personnels qui entretiennent les chaussées, balisent les accidents ou dégagent les obstacles, soit quelques 800 000 interventions par an. Le ministère des Transports et les Directions interdépartementales des routes (DIR) ont lancé, le 12 octobre, une campagne de sensibilisation qui se poursuit jusqu’au 8 novembre 2026.
Ce drame rappelle les risques auxquels sont exposés les personnels qui entretiennent les chaussées, balisent les accidents ou dégagent les obstacles, soit quelques 800 000 interventions par an. Le ministère des Transports et les Directions interdépartementales des routes (DIR) ont lancé, le 12 octobre, une campagne de sensibilisation qui se poursuit jusqu’au 8 novembre 2026.
Seize agents tués depuis 2014
Selon le bilan communiqué par le ministère, seize agents des routes ont perdu la vie sur une zone de chantier ou d’intervention depuis 2014 dans l’Hexagone. Depuis 2020, une trentaine sont blessés chaque année. Le défaut de vigilance des conducteurs et le non-respect du corridor de sécurité sont présentés comme les principales causes de ces accidents.
Le message adressé aux automobilistes tient en deux gestes : ralentir et s’écarter. Inscrit dans le Code de la route depuis 2018, le corridor de sécurité impose d’adapter sa conduite à l’approche d’une intervention, en laissant le plus d’espace possible et en changeant de voie lorsque les conditions le permettent.
« Ce sont des gestes simples qui peuvent sauver des vies », rappelle le ministre des Transports, Philippe Tabarot.
Le message adressé aux automobilistes tient en deux gestes : ralentir et s’écarter. Inscrit dans le Code de la route depuis 2018, le corridor de sécurité impose d’adapter sa conduite à l’approche d’une intervention, en laissant le plus d’espace possible et en changeant de voie lorsque les conditions le permettent.
« Ce sont des gestes simples qui peuvent sauver des vies », rappelle le ministre des Transports, Philippe Tabarot.
Des véhicules d’intervention mieux signalés
Le ministère indique avoir renforcé son plan de prévention depuis 2024 : amélioration de la signalisation des véhicules d’intervention, déploiement de radars sur les chantiers, signalement des opérations sur des applications comme Waze et expérimentation de dispositifs détectant les trajectoires dangereuses.
Pendant la campagne, les onze DIR mèneront des actions de sensibilisation auprès des usagers, avec les préfets et les forces de l’ordre. Les risques aux abords des zones d’intervention sont également davantage intégrés à la formation des conducteurs professionnels de marchandises et de voyageurs.
Pendant la campagne, les onze DIR mèneront des actions de sensibilisation auprès des usagers, avec les préfets et les forces de l’ordre. Les risques aux abords des zones d’intervention sont également davantage intégrés à la formation des conducteurs professionnels de marchandises et de voyageurs.

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