Le lycée Aristide-Briand, à Évreux, est devenu l'un des principaux foyers de tension du mouvement lycéen dans l'Eure. Incendies de mobilier urbain, tirs de mortiers, jets de projectiles contre les forces de l'ordre, intrusions et dégradations : les incidents se succèdent depuis plusieurs semaines, au point de perturber sérieusement le fonctionnement de l'établissement.
Face à cette situation, ce dimanche 8 novembre, le préfet de l'Eure, Xavier Delarue, a pris un arrêté interdisant les rassemblements, attroupements, manifestations et cortèges revendicatifs non déclarés susceptibles de troubler l'ordre public devant le lycée et dans les rues adjacentes. La mesure s'appliquera du lundi 9 novembre à 6 heures au mardi 10 novembre à 20 heures, notamment rues Pierre-Semard, Jean-Moulin, Pont-Eiffel, Bottolier et impasse Rohaux.
Face à cette situation, ce dimanche 8 novembre, le préfet de l'Eure, Xavier Delarue, a pris un arrêté interdisant les rassemblements, attroupements, manifestations et cortèges revendicatifs non déclarés susceptibles de troubler l'ordre public devant le lycée et dans les rues adjacentes. La mesure s'appliquera du lundi 9 novembre à 6 heures au mardi 10 novembre à 20 heures, notamment rues Pierre-Semard, Jean-Moulin, Pont-Eiffel, Bottolier et impasse Rohaux.
Le lycée déjà fermé en octobre
Les violences ne datent pas de cette semaine. Dès le 2 octobre, l'établissement avait été confronté à une série d'incidents particulièrement graves : barricades enflammées, portail arraché, dégradations d'un bâtiment scolaire, départs de feu et tirs de mortiers. Des projectiles avaient également été lancés contre les personnels et les forces de l'ordre.
La situation avait conduit à la fermeture du lycée le 12 octobre, jusqu'à la fin des vacances de la Toussaint. Mais la reprise des cours, le 2 novembre, n'a pas ramené le calme. De nouveaux débordements ont été constatés, notamment les 3, 5 et 6 novembre, avec des tentatives de blocage des voies de circulation et des intrusions dans l'établissement.
Douze personnes ont été interpellées depuis la reprise de ces violences. Selon les autorités, aucun blessé n'est à déplorer parmi les manifestants et les forces de l'ordre.
La situation avait conduit à la fermeture du lycée le 12 octobre, jusqu'à la fin des vacances de la Toussaint. Mais la reprise des cours, le 2 novembre, n'a pas ramené le calme. De nouveaux débordements ont été constatés, notamment les 3, 5 et 6 novembre, avec des tentatives de blocage des voies de circulation et des intrusions dans l'établissement.
Douze personnes ont été interpellées depuis la reprise de ces violences. Selon les autorités, aucun blessé n'est à déplorer parmi les manifestants et les forces de l'ordre.
Le plan de mise en sûreté déclenché deux fois
La gravité des incidents a contraint la direction du lycée à déclencher à deux reprises, durant la semaine du 2 novembre, le plan particulier de mise en sûreté (PPMS) de l'établissement.
Dans un communiqué commun publié ce dimanche 8 novembre, le préfet de l'Eure et la directrice académique, Françoise Moncada, décrivent un climat particulièrement éprouvant pour la communauté scolaire. Ils évoquent une « fatigue collective » et une « angoisse des personnels de l'établissement, de la communauté éducative et de la majorité des élèves ».
La cheffe d'établissement a également été la cible d'attaques personnelles sur les réseaux sociaux. Des appels à la destruction du lycée et des menaces contre le personnel de direction ont par ailleurs été relevés.
Les parents d'élèves s'inquiètent des risques encourus par leurs enfants, tandis que les riverains subissent les conséquences répétées des affrontements.
Dans un communiqué commun publié ce dimanche 8 novembre, le préfet de l'Eure et la directrice académique, Françoise Moncada, décrivent un climat particulièrement éprouvant pour la communauté scolaire. Ils évoquent une « fatigue collective » et une « angoisse des personnels de l'établissement, de la communauté éducative et de la majorité des élèves ».
La cheffe d'établissement a également été la cible d'attaques personnelles sur les réseaux sociaux. Des appels à la destruction du lycée et des menaces contre le personnel de direction ont par ailleurs été relevés.
Les parents d'élèves s'inquiètent des risques encourus par leurs enfants, tandis que les riverains subissent les conséquences répétées des affrontements.
« Un scénario de violences urbaines »
Pour les autorités, la situation a désormais dépassé le cadre d'une contestation lycéenne classique.
« La situation au lycée Aristide Briand a dégénéré et ne s'inscrit pas dans un mouvement de manifestation démocratique mais dans un scénario de violences urbaines », affirment conjointement le préfet et la direction académique.
Un dispositif de sécurisation adapté doit être mobilisé pour faire respecter l'interdiction des rassemblements et permettre à l'établissement de retrouver des conditions normales d'enseignement.
Les organisateurs qui enfreindraient l'arrêté préfectoral encourent jusqu'à six mois d'emprisonnement et 7 500 euros d'amende. Les participants s'exposent à une contravention de quatrième classe.
« La situation au lycée Aristide Briand a dégénéré et ne s'inscrit pas dans un mouvement de manifestation démocratique mais dans un scénario de violences urbaines », affirment conjointement le préfet et la direction académique.
Un dispositif de sécurisation adapté doit être mobilisé pour faire respecter l'interdiction des rassemblements et permettre à l'établissement de retrouver des conditions normales d'enseignement.
Les organisateurs qui enfreindraient l'arrêté préfectoral encourent jusqu'à six mois d'emprisonnement et 7 500 euros d'amende. Les participants s'exposent à une contravention de quatrième classe.
À RETENIR. L'interdiction concerne les rassemblements revendicatifs non déclarés susceptibles de provoquer des troubles à l'ordre public, et non l'ensemble des déplacements aux abords du lycée. Elle restera en vigueur jusqu'au mardi 10 novembre à 20 heures.
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