La mobilisation en faveur du don de moelle osseuse atteint un niveau inédit en Normandie. Au premier semestre 2026, 1 635 nouveaux donneurs de la région ont rejoint le registre national, soit 3,4 fois plus qu’au cours de la même période en 2025. À titre de comparaison, 1 564 inscriptions avaient été enregistrées pendant toute l’année 2025.
Cette forte progression ne règle cependant pas la principale difficulté rencontrée par les médecins : trouver un donneur compatible avec chaque malade. À l’approche de la Journée mondiale du don de moelle osseuse, samedi 19 septembre, l’Agence de la biomédecine appelle donc à poursuivre les inscriptions, notamment parmi les personnes métissées ou d’origines afro-descendantes, maghrébines, asiatiques, hispaniques ou océaniques.
Une « carte d’identité immunologique » propre à chacun
Pour qu’une greffe soit possible, le donneur doit être le « jumeau génétique » du patient. Cette compatibilité repose sur le système HLA, une sorte de carte d’identité immunologique transmise par les parents. Elle dépend notamment des origines géographiques et de l’histoire génétique familiale.
Les patients présentant un profil HLA fréquent parmi les populations européennes ont aujourd’hui davantage de chances de trouver un donneur compatible. À l’inverse, la recherche peut se révéler beaucoup plus difficile pour les personnes métissées ou issues de populations encore peu représentées dans les registres.
« S’inscrire sur le registre, ce n’est pas seulement accomplir un geste de solidarité qui sauve des vies. C’est aussi agir contre les inégalités de santé », souligne la docteure Catherine Faucher, hématologue et directrice du prélèvement et des greffes de cellules souches hématopoïétiques à l’Agence de la biomédecine.
Les patients présentant un profil HLA fréquent parmi les populations européennes ont aujourd’hui davantage de chances de trouver un donneur compatible. À l’inverse, la recherche peut se révéler beaucoup plus difficile pour les personnes métissées ou issues de populations encore peu représentées dans les registres.
« S’inscrire sur le registre, ce n’est pas seulement accomplir un geste de solidarité qui sauve des vies. C’est aussi agir contre les inégalités de santé », souligne la docteure Catherine Faucher, hématologue et directrice du prélèvement et des greffes de cellules souches hématopoïétiques à l’Agence de la biomédecine.
Plus de 451 000 donneurs inscrits en France
Au 30 juin 2026, le registre français comptait plus de 451 000 volontaires. Depuis le début du mois de mars, près de 70 000 demandes d’inscription ont été déposées sur le site consacré au don de moelle osseuse.
Mais le nombre ne fait pas tout. En 2025, environ 35 % des nouveaux donneurs ont apporté au registre un profil HLA qui n’y figurait pas encore. Pour l’Agence de la biomédecine, chaque inscription supplémentaire contribue ainsi à mieux représenter la diversité génétique de la population française.
Les hommes restent néanmoins minoritaires : ils représentaient 24 % des nouveaux inscrits normands en 2025 et 25 % au premier semestre 2026. Ils sont particulièrement recherchés, car leur greffon est généralement plus riche en cellules souches et dépourvu des anticorps pouvant apparaître après une grossesse.
Mais le nombre ne fait pas tout. En 2025, environ 35 % des nouveaux donneurs ont apporté au registre un profil HLA qui n’y figurait pas encore. Pour l’Agence de la biomédecine, chaque inscription supplémentaire contribue ainsi à mieux représenter la diversité génétique de la population française.
Les hommes restent néanmoins minoritaires : ils représentaient 24 % des nouveaux inscrits normands en 2025 et 25 % au premier semestre 2026. Ils sont particulièrement recherchés, car leur greffon est généralement plus riche en cellules souches et dépourvu des anticorps pouvant apparaître après une grossesse.
Un engagement qui peut durer plusieurs années
L’inscription sur le registre constitue un engagement à long terme. Un volontaire peut être contacté quelques mois ou plusieurs années plus tard, voire ne jamais être appelé si aucune compatibilité n’est trouvée. En moyenne, un don intervient quatre ans après l’inscription.
Lorsqu’un donneur compatible est identifié, le prélèvement s’effectue dans 80 % des cas dans le sang, selon un procédé comparable au don de plaquettes. Il dure entre trois et quatre heures. Dans les autres cas, les cellules sont prélevées sous anesthésie générale dans les os postérieurs du bassin. Contrairement à une idée répandue, la moelle osseuse n’est pas la moelle épinière et ce prélèvement ne présente aucun risque de paralysie.
Lorsqu’un donneur compatible est identifié, le prélèvement s’effectue dans 80 % des cas dans le sang, selon un procédé comparable au don de plaquettes. Il dure entre trois et quatre heures. Dans les autres cas, les cellules sont prélevées sous anesthésie générale dans les os postérieurs du bassin. Contrairement à une idée répandue, la moelle osseuse n’est pas la moelle épinière et ce prélèvement ne présente aucun risque de paralysie.
A SAVOIR -- Qui peut s’inscrire ?
Pour devenir donneur volontaire, il faut être en parfaite santé et avoir entre 18 et 35 ans au moment de l’inscription. La démarche débute sur le site dondemoelleosseuse.fr , avec un questionnaire médical, puis un prélèvement salivaire ou une prise de sang permettant d’établir la carte d’identité biologique du futur donneur. Le don est anonyme : le volontaire ne choisit pas le patient auquel ses cellules seront destinées.
Pour devenir donneur volontaire, il faut être en parfaite santé et avoir entre 18 et 35 ans au moment de l’inscription. La démarche débute sur le site dondemoelleosseuse.fr , avec un questionnaire médical, puis un prélèvement salivaire ou une prise de sang permettant d’établir la carte d’identité biologique du futur donneur. Le don est anonyme : le volontaire ne choisit pas le patient auquel ses cellules seront destinées.

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