Des inscriptions « En grève » ont été apposées sur les véhicules de secours et des banderoles installées devant plusieurs centres d’incendie et de secours du département. - Photo © DR
Les sapeurs-pompiers professionnels de l’Eure participent au mouvement de grève national lancé le 8 septembre dernier, à la suite d’un préavis déposé par l’intersyndicale représentant huit organisations syndicales.
Dans le département, environ 75 % des 300 sapeurs-pompiers professionnels sont mobilisés. Afin de garantir la continuité des secours, le préfet doit recourir à des réquisitions.
Dans le département, environ 75 % des 300 sapeurs-pompiers professionnels sont mobilisés. Afin de garantir la continuité des secours, le préfet doit recourir à des réquisitions.
Pas de répercussion sur les interventions
Pour la population, cette grève ne modifie pas le fonctionnement des services de secours. « Les interventions se déroulent normalement », souligne David Malesic, porte-parole du Syndicat national des sapeurs-pompiers de l’Eure.
Les personnels cherchent toutefois à rendre leur mouvement visible. Des inscriptions « En grève » ont été apposées sur les véhicules de secours et des banderoles installées devant plusieurs centres d’incendie et de secours du département.
Les personnels cherchent toutefois à rendre leur mouvement visible. Des inscriptions « En grève » ont été apposées sur les véhicules de secours et des banderoles installées devant plusieurs centres d’incendie et de secours du département.
50 pompiers professionnels en plus dans l'Eure ?
Les revendications portent d’abord sur un financement pérenne de la part de l’État, à la fois pour les fonctionnaires territoriaux et pour les activités de secours.
Les pompiers réclament également un renforcement important des effectifs. Selon David Malesic, il faudrait recruter une cinquantaine de professionnels supplémentaires dans l’Eure.
La protection de la santé et de la sécurité figure aussi parmi les priorités. Les syndicats demandent notamment la mise en place de moyens de suivi adaptés ainsi qu’une meilleure reconnaissance des maladies professionnelles liées à l’exposition aux fumées d’incendie.
Une manifestation de la fonction publique est prévue le 29 septembre à Paris. Les sapeurs-pompiers professionnels de l’Eure doivent y participer au sein d’un cortège qui leur sera dédié.
Les pompiers réclament également un renforcement important des effectifs. Selon David Malesic, il faudrait recruter une cinquantaine de professionnels supplémentaires dans l’Eure.
La protection de la santé et de la sécurité figure aussi parmi les priorités. Les syndicats demandent notamment la mise en place de moyens de suivi adaptés ainsi qu’une meilleure reconnaissance des maladies professionnelles liées à l’exposition aux fumées d’incendie.
Une manifestation de la fonction publique est prévue le 29 septembre à Paris. Les sapeurs-pompiers professionnels de l’Eure doivent y participer au sein d’un cortège qui leur sera dédié.
A SAVOIR -- Ce que réclame l’intersyndicale
Dans son préavis de grève déposé le 28 août 2026, l’intersyndicale des sapeurs-pompiers demande des engagements concrets de l’État sur plusieurs points :
- un financement pérenne et ambitieux des services d’incendie et de secours ;
- le recentrage des missions sur le secours et les soins d’urgence ;
- le recrutement de sapeurs-pompiers professionnels pour répondre à l’augmentation des interventions ;
- une meilleure protection de la santé et de la sécurité des personnels, notamment face à l’exposition aux fumées toxiques et cancérogènes ;
- la prévention de l’usure physique et psychologique ainsi qu’une meilleure prise en compte de la pénibilité ;
- la reconnaissance des métiers administratifs, techniques et spécialisés indispensables au fonctionnement des services de secours.
Le préavis couvre plusieurs journées de mobilisation jusqu’au 20 octobre.
Dans son préavis de grève déposé le 28 août 2026, l’intersyndicale des sapeurs-pompiers demande des engagements concrets de l’État sur plusieurs points :
- un financement pérenne et ambitieux des services d’incendie et de secours ;
- le recentrage des missions sur le secours et les soins d’urgence ;
- le recrutement de sapeurs-pompiers professionnels pour répondre à l’augmentation des interventions ;
- une meilleure protection de la santé et de la sécurité des personnels, notamment face à l’exposition aux fumées toxiques et cancérogènes ;
- la prévention de l’usure physique et psychologique ainsi qu’une meilleure prise en compte de la pénibilité ;
- la reconnaissance des métiers administratifs, techniques et spécialisés indispensables au fonctionnement des services de secours.
Le préavis couvre plusieurs journées de mobilisation jusqu’au 20 octobre.
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