InfoNormandie | L'actualité en temps réel en Normandie














Violences autour des lycées en Seine-Maritime : 33 gardes à vue, dont 32 mineurs, selon le parquet de Rouen


Onze personnes devaient être présentées au parquet ce vendredi 2 octobre après les incidents de jeudi. Trois proviseurs ont été blessés depuis le début du mouvement, selon le procureur.


Publié le Vendredi 2 Octobre 2026 à 16:12


Illustration
Illustration
Les violences qui accompagnent le mouvement de protestation des lycéens connaissent leurs premières suites judiciaires. Dans un communiqué transmis ce vendredi, le procureur de la République de Rouen fait état de 33 personnes placées en garde à vue depuis le début de la mobilisation : 32 mineurs et un majeur.

Dix-huit de ces gardes à vue ont débuté hier jeudi, au cours d’une journée marquée notamment par des violences contre les forces de l’ordre. Le parquet évoque des jets de pierres, dont une de 10 centimètres sur 5 saisie dans l’un des dossiers. Trois proviseurs ont également été blessés par des coups ou des tirs de mortiers. Une enquête a été ouverte pour chacun de ces faits.Elle a été confiée conjointement à la Division de la criminalité territoriale (DCT) et au service local de police judiciaire (SLPKJ).

Onze personnes déférées au parquet

Parmi les dix-huit personnes mises en cause jeudi, onze font l’objet d’un défèrement ce vendredi. Le seul majeur devait être jugé en comparution immédiate pour violences avec arme et outrages sur personne dépositaire de l’autorité publique, participation à un attroupement et entrave à l’arrivée des secours. Le communiqué ne précise pas l’issue de cette audience.

Concernant les mineurs, essentiellement âgés de 15 et 16 ans, deux sont déférés devant le tribunal pour enfants. Le premier est mis en cause pour des jets de projectiles et le lancer d’une barre de fer en direction des policiers, ainsi qu’un coup de poing porté dans le casque de l’un d’eux. Le second est poursuivi pour des jets de projectiles et une rébellion au cours de laquelle un policier a subi une luxation de l’épaule. Tous deux doivent également répondre d’une participation à un attroupement sans être armés.

Des mesures de réparation et quatre classements sans suite

Sept mineurs font l’objet d’une alternative aux poursuites avec présentation devant un délégué du procureur et mesure de réparation des dommages, sous la forme d’une activité d’intérêt général. Une autre alternative aux poursuites, avec convocation devant le délégué du procureur, a également été décidée.

Le parquet précise que les mineurs déférés sont accompagnés de leurs parents, dont il rappelle la responsabilité civile concernant les dommages causés.

Parmi les autres situations, quatre dossiers ont été classés sans suite pour « infraction insuffisamment caractérisée ». D’autres ont donné lieu à des convocations ultérieures devant un délégué du procureur.

Un mineur de 13 ans est, lui, convoqué devant le juge des enfants le 8 janvier 2027. Selon le parquet, il a été surpris en flagrant délit alors qu’il mettait le feu à une poubelle, près d’une barricade en cours de construction aux abords de l’établissement scolaire Camille-Saint-Saëns.








Vous consultez régulièrement InfoNormandie ? Ajoutez-nous à vos sources préférées sur Google pour retrouver plus facilement nos articles dans les résultats d’actualité.
Ajouter InfoNormandie

Chargement du fil info…