Le principe est simple : dès qu'un arrêt cardiaque est identifié par le Centre 15, un drone peut être déclenché pour déposer un défibrillateur automatique à proximité immédiate du témoin qui pratique le massage cardiaque, tout en étant guidé par téléphone par les équipes du SAMU.
Une première base est implantée à Forges-les-Eaux, où le dispositif a été testé pendant un an. Une seconde a récemment été installée à Bois-Guillaume. Les premiers vols opérationnels au-dessus de la Métropole Rouen Normandie sont attendus dans les prochaines semaines, après l'obtention des dernières autorisations.
Une première base est implantée à Forges-les-Eaux, où le dispositif a été testé pendant un an. Une seconde a récemment été installée à Bois-Guillaume. Les premiers vols opérationnels au-dessus de la Métropole Rouen Normandie sont attendus dans les prochaines semaines, après l'obtention des dernières autorisations.
Une innovation inédite en France
Le projet est présenté comme une première nationale. Il a nécessité une évolution de la réglementation sur les vols de drones, en lien avec la Direction de la sécurité de l'aviation civile (DSAC).
L'objectif est de réduire au maximum le délai entre l'arrêt cardiaque et la délivrance du premier choc électrique, un facteur déterminant pour augmenter les chances de survie.
Concrètement, lors d'un appel au Centre 15, les équipes du SAMU continuent de mettre en œuvre l'ensemble de la chaîne de secours : guidage du massage cardiaque, engagement des sapeurs-pompiers ou des ambulanciers, départ d'une équipe du SMUR, alerte des citoyens sauveteurs via l'application Sauvlife et localisation des défibrillateurs disponibles. Le drone vient désormais compléter ce dispositif.
L'objectif est de réduire au maximum le délai entre l'arrêt cardiaque et la délivrance du premier choc électrique, un facteur déterminant pour augmenter les chances de survie.
Concrètement, lors d'un appel au Centre 15, les équipes du SAMU continuent de mettre en œuvre l'ensemble de la chaîne de secours : guidage du massage cardiaque, engagement des sapeurs-pompiers ou des ambulanciers, départ d'une équipe du SMUR, alerte des citoyens sauveteurs via l'application Sauvlife et localisation des défibrillateurs disponibles. Le drone vient désormais compléter ce dispositif.
Une technologie développée en Seine-Maritime
Le projet est porté par le SAMU 76A avec la start-up Délivrone, implantée à Saint-Étienne-du-Rouvray, spécialisée dans le transport par drone de charges légères. Pour cette application médicale, l'entreprise s'appuie sur la société suédoise Everdrone, qui fournit les drones et les infrastructures de décollage, déjà déployés en Suède.
Les premiers échanges entre le CHU de Rouen et Délivrone remontent à 2021, à la suite d'une démonstration technique. Ils ont abouti à la création de deux sites pilotes en Normandie.
Les premiers échanges entre le CHU de Rouen et Délivrone remontent à 2021, à la suite d'une démonstration technique. Ils ont abouti à la création de deux sites pilotes en Normandie.
A SAVOIR -– Les performances du drone
- Décollage en moins d'une minute après l'ordre du Centre 15.
- Couverture d'un secteur de 45 km².
- Vitesse maximale de 65 km/h.
- Fonctionnement de jour comme de nuit, y compris par mauvais temps.
- Capacité d'emport de 3 kg, largement suffisante pour transporter un défibrillateur automatique d'environ 750 grammes.
Un investissement de 300 000 euros
Le projet représente un investissement total de 300 000 euros pour les deux sites de Forges-les-Eaux et Bois-Guillaume.
La Région Normandie a apporté un soutien financier de 138 000 euros au CHU de Rouen et de 113 000 euros à Délivrone, cette dernière ayant également investi 40 000 euros dans le développement du dispositif.
Pour le SAMU 76A, cette innovation doit permettre de gagner de précieuses minutes lors des arrêts cardiaques, où chaque minute sans défibrillation réduit significativement les chances de survie de la victime.
La Région Normandie a apporté un soutien financier de 138 000 euros au CHU de Rouen et de 113 000 euros à Délivrone, cette dernière ayant également investi 40 000 euros dans le développement du dispositif.
Pour le SAMU 76A, cette innovation doit permettre de gagner de précieuses minutes lors des arrêts cardiaques, où chaque minute sans défibrillation réduit significativement les chances de survie de la victime.
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