Réseaux de passeurs : l’État muscle la surveillance des côtes de Seine-Maritime


Mardi 9 Juin 2026 - 20:48

Face à la hausse des tentatives de traversées vers le Royaume-Uni, le préfet de Seine-Maritime renforce les moyens engagés sur le littoral. Le dispositif de lutte contre les passeurs a été présenté ce mardi à Sainte-Marguerite-sur-Mer.




Le préfet de Seine-Maritime entouré des reponsables de la gendarmerie et de la police du département ce mardi sur le front de mer à Sainte-Marguerite-sur-Mer
Le préfet de Seine-Maritime entouré des reponsables de la gendarmerie et de la police du département ce mardi sur le front de mer à Sainte-Marguerite-sur-Mer
Les côtes seinomarines font l’objet d’une surveillance renforcée face à la multiplication des tentatives de départ de migrants vers le Royaume-Uni. Le préfet de Seine-Maritime a présenté, ce mardi, les nouveaux moyens déployés à Sainte-Marguerite-sur-Mer, aux côtés de la procureure de la République de Dieppe, des forces de l’ordre et d’élus des communes concernées.

Le dispositif Salamandre, composé de 16 gendarmes réservistes, va être réarticulé afin de mieux couvrir les secteurs exposés. À partir du 1er juillet 2026, un détachement « lutte contre l’immigration clandestine » sera également créé en zone police. Il comptera dix policiers dédiés à cette mission.

Lutter contre les passeurs

Pour les services de l’État, l’objectif est d’abord de prévenir les drames en mer. Les réseaux de passeurs organisent des traversées particulièrement dangereuses, souvent à bord d’embarcations précaires et surchargées.

Les autorités rappellent que cette lutte vise à « sauvegarder la vie humaine » en s’attaquant aux filières qui exploitent les migrants. En 2024 et 2025, neuf passeurs ont été interpellés en Seine-Maritime. Ils ont été condamnés à des peines allant de trois à sept ans d’emprisonnement.









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