« Arrêtons le massacre » : le cri d’alarme du préfet de l’Eure après cinq morts sur les routes


Cinq personnes, dont une enfant de 7 ans, ont perdu la vie en six jours dans l’Eure. Face à cette série noire, le préfet appelle les automobilistes à changer de comportement.


Publié le Jeudi 10 Septembre 2026 à 19:13


24 personnes ont trouvé la mort dans des accidents de la route depuis le début de l'année 2026, s'alarme Xavier Delarue, préfet de l'Eure - Illustration © Adobe Stock
24 personnes ont trouvé la mort dans des accidents de la route depuis le début de l'année 2026, s'alarme Xavier Delarue, préfet de l'Eure - Illustration © Adobe Stock
« Arrêtons le massacre. Ça suffit. » Dans une déclaration publiée sur sa page Facebook, le préfet de l’Eure, Xavier Delarue, interpelle directement les usagers de la route après une série d’accidents mortels dans le département.

En seulement six jours, cinq personnes, parmi lesquelles une enfant âgée de 7 ans, ont perdu la vie. Depuis le début de l’année, 24 décès ont été recensés sur les routes euroises.

À voir. Le préfet de l’Eure appelle les automobilistes à une « prise de conscience collective ».


Prise de de conscience collective

Autre comportement visé : l’utilisation du téléphone au volant. « La voiture, ce n’est pas une cabine téléphonique, la voiture, ce n’est pas un cinéma », insiste le préfet. Consulter un message ou regarder une vidéo revient, rappelle-t-il, à conduire pendant plusieurs secondes « comme si on avait les yeux fermés ».

Le préfet conclut son message en appelant à une prise de conscience collective : « Pour les familles et pour les proches de ces 24 morts, réagissons, faisons attention les uns aux autres et conduisons de façon responsable. »
 

Réactions sur Facebook
Entre soutien et appels à davantage de contrôles

Le message du préfet a suscité de nombreuses réactions. Plusieurs internautes approuvent son appel à la responsabilité et réclament une présence accrue des policiers et des gendarmes au bord des routes.

« Plus assez de contrôles ! »

D’autres estiment que la vitesse n’explique pas tout. L’état des routes et des véhicules, les dépassements dangereux, le non-respect des stops, le téléphone, l’alcool et les stupéfiants sont également mis en cause. Une automobiliste raconte notamment avoir croisé, près de Pacy-sur-Eure, un conducteur qui doublait sur une ligne continue.

Plusieurs commentaires critiquent aussi les radars embarqués, jugés moins dissuasifs qu’une présence visible des forces de l’ordre. Un internaute résume cette attente en quelques mots : « Arrêtons les discours. Agissons. »







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