Légende : La façade mais aussi le hall de l'espace Michel-Serres sur le campus de Mont-Saint-Aignan a été fortement endommagé par un incendie dont l'origine serait criminelle. Un étudiant a été placé en garde à vue dans le cadre de l'enquête - Photo publiée sur la page Facebook du Préfet76
Fermer les campus pour protéger les étudiants et les personnels : c’est l’explication avancée par le président de l’université de Rouen Normandie dans un long message diffusé mercredi 21 octobre. Il revient sur la fermeture administrative de Mont-Saint-Aignan, Pasteur et du Madrillet, en Seine-Maritime, décidée du 20 au 24 octobre inclus.
« Cette décision n’a pas pour objet de mettre un terme au mouvement social ni d’empêcher l’expression des revendications », affirme-t-il. Le président assure reconnaître pleinement le droit à la mobilisation, à la liberté d’expression et au débat, tout en rappelant sa responsabilité dans la sécurité des personnes et des bâtiments.
« Cette décision n’a pas pour objet de mettre un terme au mouvement social ni d’empêcher l’expression des revendications », affirme-t-il. Le président assure reconnaître pleinement le droit à la mobilisation, à la liberté d’expression et au débat, tout en rappelant sa responsabilité dans la sécurité des personnes et des bâtiments.
Issues de secours obstruées et risques d’incendie
Pour justifier cette mesure, la présidence décrit des blocages répétés ayant progressivement créé des situations préoccupantes. Elle cite notamment l’obstruction des accès et de certaines issues de secours, l’accumulation de matériaux et la présence de produits inflammables, susceptibles de compliquer une évacuation ou d’aggraver un incendie.
S’y ajoute la perspective d’occupations de locaux, évoquée lors des assemblées générales étudiantes du 19 octobre. Selon le président, ces projets représentaient un risque supplémentaire. Il estime ne pas avoir disposé des garanties nécessaires pour maintenir les trois campus ouverts.
L’incendie qui a gravement endommagé l’espace Michel-Serres, à Mont-Saint-Aignan, dans la nuit du 16 au 17 octobre, pèse également dans son argumentation. Une centaine d’agents administratifs ont dû être réinstallés sur d’autres sites, dans des conditions de travail dégradées. Le communiqué n’attribue pas cet incendie au mouvement étudiant.
S’y ajoute la perspective d’occupations de locaux, évoquée lors des assemblées générales étudiantes du 19 octobre. Selon le président, ces projets représentaient un risque supplémentaire. Il estime ne pas avoir disposé des garanties nécessaires pour maintenir les trois campus ouverts.
L’incendie qui a gravement endommagé l’espace Michel-Serres, à Mont-Saint-Aignan, dans la nuit du 16 au 17 octobre, pèse également dans son argumentation. Une centaine d’agents administratifs ont dû être réinstallés sur d’autres sites, dans des conditions de travail dégradées. Le communiqué n’attribue pas cet incendie au mouvement étudiant.
Des cours à distance, aucun examen pendant la fermeture
La présidence souligne aussi le travail quotidien des équipes chargées de dégager les accès, d’évacuer les matériaux et de vérifier les installations. Certaines interventions doivent, selon elle, être répétées dans la même journée après de nouveaux blocages ou de nouvelles occupations.
Pendant la fermeture, les enseignements théoriques sont assurés à distance chaque fois que cela est possible. Aucune évaluation, aucun examen ni aucun contrôle d’assiduité ne sont organisés durant cette période.
Le président reconnaît les difficultés d’organisation et les inquiétudes des étudiants pour la suite de leur année. Il assure vouloir permettre une reprise des cours en présentiel dès que les conditions de sécurité seront réunies et insiste sur le caractère temporaire de la fermeture, qui « n’a pas vocation à s’inscrire dans la durée ».
Pendant la fermeture, les enseignements théoriques sont assurés à distance chaque fois que cela est possible. Aucune évaluation, aucun examen ni aucun contrôle d’assiduité ne sont organisés durant cette période.
Le président reconnaît les difficultés d’organisation et les inquiétudes des étudiants pour la suite de leur année. Il assure vouloir permettre une reprise des cours en présentiel dès que les conditions de sécurité seront réunies et insiste sur le caractère temporaire de la fermeture, qui « n’a pas vocation à s’inscrire dans la durée ».

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