Deux prédations ont été recensées sur des brebis chez des éleveurs à Bailly-en-Rivière, les 31 mars et ce mercredi 1er avril. - Illustration : Deborah McGrat/Pixabay
Un loup a été identifié sur la commune de Wanchy-Capval, en Seine-Maritime, marquant un nouveau signal de son retour dans le département. Depuis cette confirmation, il y a moins d'une semaine par la préfecture, deux prédations ont été recensées sur des brebis chez des éleveurs à Bailly-en-Rivière, les 31 mars et ce mercredi 1er avril.
Les agents de l’Office français de la biodiversité (OFB) se sont rendus sur place. « Les constats concluent, pour la première situation, à une possible prédation par le loup », précise la préfecture, dans un commuiniqué publié aujourd'hui. Des analyses complémentaires sont en cours concernant la seconde attaque.
Les agents de l’Office français de la biodiversité (OFB) se sont rendus sur place. « Les constats concluent, pour la première situation, à une possible prédation par le loup », précise la préfecture, dans un commuiniqué publié aujourd'hui. Des analyses complémentaires sont en cours concernant la seconde attaque.
Suivi renforcé et dispositifs d’accompagnement
Un suivi étroit du secteur concerné a donc été mis en place. « Les services de l’État (…) sont pleinement mobilisés pour accompagner au mieux les éleveurs concernés », souligne le communiqué.
Sous l’autorité du préfet, une coordination est assurée entre la DDTM, l’OFB, la gendarmerie, la profession agricole et les acteurs locaux. Des réunions peuvent être organisées « si nécessaire, comme lors des épisodes précédents ».
Un dispositif d’indemnisation est prévu pour compenser les pertes. En cas de récidive, des moyens de protection, notamment des systèmes d’effarouchement, peuvent être déployés sur les exploitations touchées.
Sous l’autorité du préfet, une coordination est assurée entre la DDTM, l’OFB, la gendarmerie, la profession agricole et les acteurs locaux. Des réunions peuvent être organisées « si nécessaire, comme lors des épisodes précédents ».
Un dispositif d’indemnisation est prévu pour compenser les pertes. En cas de récidive, des moyens de protection, notamment des systèmes d’effarouchement, peuvent être déployés sur les exploitations touchées.
Vigilance et signalement immédiat
Les autorités appellent à la prudence en cas de suspicion d’attaque. « Il convient de ne pas s’approcher des animaux ni déplacer les indices », afin de permettre une expertise fiable.
Tout signalement doit être effectué rapidement auprès du service départemental de l’OFB. « Une expertise sera réalisée dans les meilleurs délais », assurent les services de l’État.
Tout signalement doit être effectué rapidement auprès du service départemental de l’OFB. « Une expertise sera réalisée dans les meilleurs délais », assurent les services de l’État.
Espèce protégée, le loup poursuit son expansion naturelle en France depuis les années 1990. « La présence d’un loup ne signifie pas nécessairement son installation », rappelle la préfecture. « Animal discret, il évite naturellement le contact avec l’être humain ».
Son implantation n’est considérée comme avérée qu’en cas d’indices répétés sur une période prolongée, pouvant aller jusqu’à deux ans. En attendant, un suivi renforcé est mis en place pour observer l’évolution de la situation.
Son implantation n’est considérée comme avérée qu’en cas d’indices répétés sur une période prolongée, pouvant aller jusqu’à deux ans. En attendant, un suivi renforcé est mis en place pour observer l’évolution de la situation.
A SAVOIR - Que faire en cas de suspicion de prédation ?
En cas de découverte d’un animal potentiellement victime d’une attaque, plusieurs réflexes sont à adopter :
- ne pas s’approcher des animaux ni manipuler les indices, afin de préserver les traces,
- contacter sans délai le service départemental de l’OFB au 02 35 32 07 10.
Une expertise est alors réalisée rapidement pour déterminer l’origine de la prédation et engager, si nécessaire, les dispositifs adaptés.
En cas de découverte d’un animal potentiellement victime d’une attaque, plusieurs réflexes sont à adopter :
- ne pas s’approcher des animaux ni manipuler les indices, afin de préserver les traces,
- contacter sans délai le service départemental de l’OFB au 02 35 32 07 10.
Une expertise est alors réalisée rapidement pour déterminer l’origine de la prédation et engager, si nécessaire, les dispositifs adaptés.




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