Suppression de trains en Haute-Normandie ? Questions sur les intentions de la SNCF


Lundi 13 Avril 2015 à 12:05 l Actualisé Lundi 13 Avril 2015 - 12:51



@DR
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Un rapport confidentiel de la SNCF préconise la suppression de plus de la moitié des lignes Intercités sur le territoire national. Ce qui aurait pour effet  que le quart nord-est de la France ou la Creuse ne seraient plus desservis par des transports nationaux.

"En janvier, la SNCF était auditionnée pour donner son avis. Il est radical. Sur 300 trains concernés par l’offre actuelle, près de 160 seraient condamnés à disparaître en raison de leur coût et d’un taux de remplissage moyen de 50 %, selon elle insuffisant", écrivait le journal l'Humanité sur son site internet, le 30 mars dernier.

Des élus dans l'ignorance ?

L'information a été reprise par l'ensemble des médias, y compris normands. Car la Haute-Normandie serait concernée par cette réduction de trains. Quelles lignes ? Combien de trains ? Personne n'en sait rien, pas même, a priori, les élus.

​​​​​​​Hubert Dejean de La Bâtie, maire de Sainte-Adresse (Seine-Maritime) et conseiller régional de Haute-Normandie, est le premier à s'interroger sur les intentions de la SNCF à travers ce rapport Duron, du nom du député socialiste du Calvados.

Selon l'élu haut-normand, ce rapport sur l'évolution ferroviaire pour la Normandie appelle quatre remarques de sa part :
"1 - Il est incroyable qu'un ancien président de région (1) cautionne un dispositif qui porte une atteinte aussi brutale à l'économie de notre région ; un territoire qu’il connaît pourtant bien et dont il connaît les enjeux.

2 - Le président de la SNCF, Guillaume Pépy, en visite à Rouen, n'a pas dit un mot sur la teneur de ce rapport. De deux choses l’une, ou il le connaissait et son attitude relève de la duplicité ou il l’ignorait et cela témoigne du grand désordre qui règne dans l’entreprise.

3 - Pour ma part et dans le cadre de mes échanges avec Guillaume Pépy, je recevrai Tristan Rouzès, directeur national des lignes SNCF, en mairie à Sainte-Adresse, le mardi 21 avril à 14 h 30. J'attends de lui des explications et une expression de la volonté politique de la SNCF de payer sa dette vis-à-vis de notre Région.

4 - Je partage la très grande inquiétude des élus normands face aux perspectives du rail en Normandie. Nul doute que si les mauvaises nouvelles se précisent, les élus normands se mobiliseront autour d’actes forts et appropriés à la défense des intérêts de la Normandie !"

(1) - Alain Le Vern, ancien président socialiste de la région Haute-Normandie, a rejoint la SNCF le 4 novembre 2013 en qualité de Directeur général Régions et Intercités.








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