La réaction de Jean Louis Destans au discours de politique générale de Manuel Valls


Mardi 8 Avril 2014 à 18:29 l Actualisé Mardi 8 Avril 2014 - 19:26



Jean Louis Destans, président du Conseil général de l’Eure et député de la 2ème circonscription estime que le discours de politique générale de Manuel Valls « est une réponse tonique et forte aux préoccupations des Français ».

Jean Louis Destans
Jean Louis Destans
Voici sa réaction :
 
"Je salue la qualité et la tonicité de la déclaration de politique générale de Manuel Valls, Premier ministre. Il a pris la mesure des attentes des français telle qu'elle s'est exprimée, par le vote ou par l'abstention lors des élections municipales.
 
Les annonces très significatives sur la diminution du coût du travail pour la compétitivité et pour l'emploi, précisent les engagements pris par le Président de la République le 14 janvier. Elles sont nécessaires à l'investissement industriel et frappent les esprits. 

Je salue également les engagements pris à travers le pacte de solidarité et notamment celui de redonner 500 €/ an de pouvoir d'achat aux salariés payés au SMIC dés 2015. De telles mesures sont indispensables. Elles s'inscrivent dans un "discours de vérité" que j'ai trouvé courageux et sincère, porté par une vraie volonté de réforme et de réussite pour notre Pays. 

Je salue le souci d'apaisement et de concertation, l'attention portée à la jeunesse et au logement, l'inscription de notre Pays dans les enjeux de demain, en particulier la transition énergétique, et bien sûr la volonté de réduire et réformer la dépense publique, politique indispensable compte-tenu de l'état de l'endettement de la France laissé par les présidences de Jacques Chirac et de Nicolas Sarkozy, dont Manuel Valls a bien fait de rappeler les bilans.
 
Bien sûr, sur ce dernier point,  j'ai bien noté parmi les propositions du Premier ministre la suppression des Départements en 2021 et la volonté d'ici là de spécialiser les Départements et les Régions pour une bonne efficacité de l'action publique. 

Cette annonce n'a fait l'objet d'aucune concertation et ne peut en l'état être acceptée. Manuel Valls annonce vouloir engager "un profond débat", dit  "mesurer l'ampleur de ce changement" et la nécessité de devoir "répondre au sentiment d'abandon qui existe dans nos Départements et territoires ruraux", reprenant ce faisant une préoccupation que j'ai moi-même souvent exprimée. 

Il évoque parallèlement une nouvelle carte des intercommunalités assises à partir de 2018 sur les bassins de vie. On voit ainsi peut être s'esquisser certains transferts. Mais il convient d'être extrêmement attentif et vigilant sur tous ces points, qui correspondent à autant de services à la population et d'investissement public local. 

Toute réforme doit garantir la représentativité des territoires – notamment ruraux- et le bon exercice des missions de solidarité, d'animation et de développement  territorial qui sont celles aujourd'hui des Départements et de leurs services. C'est ce qui guidera mes réflexions et réactions sur ce point important. 

Loin de tout conservatisme, mais aussi loin de toute caricature et attentif à ne pas enfoncer les portes ouverts des fausses bonnes idées. Les Français qui vivent loin des Métropoles, dans les territoires ruraux et dans les villes moyennes, ont dit leurs craintes et leurs difficultés lors des derniers scrutins, chacun en convient. Ils doivent se sentir accompagnés, soutenus et représentés."
 







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