L’histoire poignante d’un SDF revenu de l’enfer


Mercredi 19 Mars 2014 à 19:23 l Actualisé Mardi 25 Mars 2014 - 17:38



L’histoire poignante d’un SDF revenu de l’enfer
Croyez-moi, lorsque vous croiserez un SDF dans la rue après avoir lu ce livre, vous ne le regarderez plus comme avant. Car avec pudeur et justesse, Michel Baldy ne décrit pas uniquement ce qui fut son quotidien pendant huit ans. Non, il témoigne pour dire que cela peut arriver à n’importe qui, n’importe quand !

«  On ne vient pas à la rue par choix ou par envie. On nous y pousse. » Pour lui, ce fut un matin, lorsque sa femme lui a annoncé que tout était fini entre eux. Michel prend alors son sac à dos, direction Paris. Sa première nuit, il la passe en bordure du périphérique. « J’ai alors ramassé quelques feuilles, quelques brindilles, j’ai craqué une allumette et fais mon premier feu, non pas de camp, encore moins de joie, mais de survie. »

Faire la manche, tête baissée

Commencent alors de longues journées d’errance, d’interminables nuits où il se cloître dans des endroits glauques, dans un monde d’alcool et de violence. Pour survivre, il apprend à marcher et à faire la manche, tête baissée. «  Faire la manche, on n’apprend pas cela à l’école. Devais-je tendre la main ? Devais-je dire une phrase du style " à votre bon cœur M’sieur dame" ? J’avais entendu cela dans un vieux film. Devais-je poser une pancarte devant moi ? Mais que fallait-il écrire ? Je n’avais pas la réponse. Et plus les minutes défilaient, plus je me disais que je n’avais rien à faire là, que je n’y arriverai pas. Qu’on ne s’improvise pas clochard en deux minutes ! Que la manche, ça s’apprend ! » 

"Je n'oublie pas d'où je viens"
 
Pendant huit ans, Michel Baldy va affronter le regard des gens, sympathise avec d’autres qui voient en lui un homme au grand cœur toujours prêt à donner un coup de main. « Les coups d’œil haineux avaient laissé place aux regards compatissants. Peut-être aussi avaient-ils vu que je savais respecter les règles qu’on m’avait imposées, à savoir que je restais tranquille, que je n’harcelais personne, que je respectais les autres ».
 

Mais la vie est rude, sans pitié, et ses potes de rue décèdent les uns après les autres. Michel ne veut pas être le prochain. Son salut viendra enfin, au cœur de l’hiver glacial de 2012, d’un bel élan de générosité... « Mais je n’oublie pas d’où je viens, je ne peux occulter mes années de galères qui ont forcément laissé des traces mais qui ont surtout, et cela j’en suis certain, renforcé mes convictions et ma volonté de me battre.
La vie est belle, la vie, je le sais aujourd’hui, vaut d’être vécue ! Mais il m’a fallu passer par où je suis passé pour le comprendre. Il m’a fallu côtoyer la misère, la crasse, le danger, le froid, la mort pour le comprendre. Je m’appelle Michel Baldy, pendant huit ans, la rue était mon domicile, la rue était mon lit. »


Une belle leçon de courage

Ce livre qui se dévore en quelques heures est un message d’espoir pour tous ceux qui vivent à la rue. Il est aussi et surtout une belle leçon de courage pour tous ceux qui se plaignent de leur quotidien. Ecrit par le journaliste Frédéric Veille qui a déjà par le passé connu deux grands succès d’éditions avec « Je vous demande le droit de mourir » écrit pour Vincent Humbert et « Je suis tzigane et je le reste », l’histoire du parcours exceptionnel d’Anina Ciuciu des camps Roms à la Sorbonne, « La rue était mon lit » est déjà classé dans les meilleures ventes de livres en France.
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