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A Val-de-Reuil, les surveillants en colère bloquent le centre de détention ce vendredi matin


Publié le Jeudi 4 Septembre 2014 à 18:37 l Actualisé le 05/09 - 01:32


Les surveillants de Val de Reuil n'en sont pas à leur premier mouvement pour réclamer de meilleures conditions de travail et de sécurité (Photo DR)
Les surveillants de Val de Reuil n'en sont pas à leur premier mouvement pour réclamer de meilleures conditions de travail et de sécurité (Photo DR)
A l'appel de trois organisations syndicales, les surveillants du centre de détention des Vignettes à Val-de-Reuil, dans l'Eure, ont décidé de bloquer partiellement le fonctionnament de l'établissement qui accueille 800 détenus, ce vendredi 5 septembre, en tout début de matinée.

Le rassemblement est prévu à partir de 6h30, devant les grilles du centre. Le personnel pénitentiaire entend attirer l'attention de la direction sur ses conditions de travail de plus en plus difficiles. Pour la première fois depuis bien longtemps, le SNP Force Ouvrière, le Syndicat pénitentiaire des surveillant(e)s non-gradés (SPS) et l'UFAP ont décidé de mener une action commune autour de trois revendications, dont le "manque croissant d'effectif qui met en péril notre sécurité", souligne Nicolas Bihan, secrétaire local du SPS.

Vingt postes qui n'ont pas été remplacés

Les surveillants manifesteront leur colère en empêchant les extractions de détenus et l'accès des intervenants extérieurs à l'établissement. Il n'est pas prévu cependant d'empêcher les extractions d'urgence pour des raisons médicales.

Les syndicats sont plus que jamais décidés à contraindre la direction à apporter des réponses à leurs revendications. "Nous bloquerons toute la journée et plus s'il le faut", menace le secrétaire du SPS. La première des préoccupations des surveillants (ils sont 250 à Val-de-Reuil) est le manque d'effectif.

"Entre les mutations et les départs à la retraite, nous avons vingt postes qui n'ont pas été remplacés. Cela commence à se faire sentir sur nos conditions de travail, mais également sur le fonctionnement de l'établissement et, à terme, sur notre sécurité", observe Nicolas Bihan. 

Les syndicats protestent aussi contre l’instauration avant l'été "d’une période de volante abusive et punitive suite à un retour de congé maladie" et "une gestion du service des surveillants calamiteuse". "Nous demandons que ces dispositions, sorte de punition locale, soient supprimées", insiste le SPS. "Nous sommes doublement pénalisés, tenus coupables par notre direction d’être malades. Notre planning annuel ne sera donc plus respecté et notre vie de famille encore moins".





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