L'auteur présumé de cet homicide, un homme de 23 ans, a été mis en examen et placé en détention provisoire - Illustration © Adobe Stock
L’incendie d’un pavillon de la rue René-Cassin, à Saint-Sébastien-de-Morsent (Eure), cachait une scène de crime. Retrouvée inconsciente dans sa salle à manger par des voisins, jeudi 20 août au soir, l’occupante des lieux présentait des blessures au visage et avait un foulard noué autour du cou. Malgré les tentatives de réanimation, cette femme âgée de 71 ans est décédée peu avant 23 heures à l’hôpital d’Évreux.
Plusieurs riverains avaient remarqué, avant le drame, un homme faisant des allers-retours dans la rue, frappant à certaines portes et regardant dans les jardins. Il aurait été aperçu discutant avec la septuagénaire vers 20 heures. Ce signalement a rapidement orienté les enquêteurs de la section de recherches de Rouen et de la brigade de recherches d’Évreux vers un habitant de la commune âgé de 23 ans.
Plusieurs riverains avaient remarqué, avant le drame, un homme faisant des allers-retours dans la rue, frappant à certaines portes et regardant dans les jardins. Il aurait été aperçu discutant avec la septuagénaire vers 20 heures. Ce signalement a rapidement orienté les enquêteurs de la section de recherches de Rouen et de la brigade de recherches d’Évreux vers un habitant de la commune âgé de 23 ans.
La carte bancaire utilisée après les faits
La carte bancaire de la victime avait disparu. Trois tentatives de retrait ont été enregistrées à 20 h 52, quelques minutes après les faits, dans un distributeur de Saint-Sébastien-de-Morsent. Les images de vidéoprotection montrent une personne arrivée en trottinette, sans permettre son identification formelle.
Une trottinette partiellement incendiée a justement été retrouvée vers 23 h 10 dans un autre quartier de la commune. Volée trois jours auparavant, elle aurait été dérobée, selon sa propriétaire, par l’homme déjà suspecté dans l’enquête sur la mort de la retraitée. À proximité, les gendarmes ont également découvert des restes de vêtements brûlés et un carnet de chèques-vacances vide au nom de la mère du suspect.
Interpellé lundi 24 août à son domicile, le jeune homme a nié toute implication. Selon le parquet d’Évreux, les caractéristiques de son profil génétique sont néanmoins compatibles avec un profil masculin retrouvé sur plusieurs prélèvements réalisés dans la maison de la victime.
Une trottinette partiellement incendiée a justement été retrouvée vers 23 h 10 dans un autre quartier de la commune. Volée trois jours auparavant, elle aurait été dérobée, selon sa propriétaire, par l’homme déjà suspecté dans l’enquête sur la mort de la retraitée. À proximité, les gendarmes ont également découvert des restes de vêtements brûlés et un carnet de chèques-vacances vide au nom de la mère du suspect.
Interpellé lundi 24 août à son domicile, le jeune homme a nié toute implication. Selon le parquet d’Évreux, les caractéristiques de son profil génétique sont néanmoins compatibles avec un profil masculin retrouvé sur plusieurs prélèvements réalisés dans la maison de la victime.
Un incendie volontaire et des violences sexuelles suspectées
L’autopsie a établi que le décès avait été provoqué par un traumatisme crânien consécutif à plusieurs chutes ou coups contre une surface dure, un objet contondant ou une « arme naturelle ». Des lésions génitales ont également conduit les médecins légistes à suspecter des violences sexuelles. Les investigations doivent encore déterminer si celles-ci ont effectivement été commises.
« Les investigations auront notamment pour objet de rechercher si des violences sexuelles ont effectivement été commises à l’encontre de la victime », précise Rémi Coutin, procureur de la République d’Évreux.
« Les investigations auront notamment pour objet de rechercher si des violences sexuelles ont effectivement été commises à l’encontre de la victime », précise Rémi Coutin, procureur de la République d’Évreux.
Déjà condamné pour agressiion sexuelle
L’expert chargé d’examiner l’incendie a, de son côté, conclu à un départ de feu volontaire. Le suspect se trouvait par ailleurs à Saint-Sébastien-de-Morsent malgré une interdiction de paraître dans la commune liée à un suivi socio-judiciaire. Il avait notamment été condamné en appel, en septembre 2022, à cinq ans de prison pour l’agression sexuelle d’une personne vulnérable et un vol dans une habitation. Il était sorti de prison en février dernier.
Déféré mercredi 26 août, le suspect a été mis en examen et placé en détention provisoire. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Le procureur Rémi Coutin salue la mobilisation des gendarmes, qui a permis une interpellation rapide, face à « des faits d’une particulière gravité ». L’homme, qui conteste toute implication, demeure présumé innocent.
Déféré mercredi 26 août, le suspect a été mis en examen et placé en détention provisoire. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité. Le procureur Rémi Coutin salue la mobilisation des gendarmes, qui a permis une interpellation rapide, face à « des faits d’une particulière gravité ». L’homme, qui conteste toute implication, demeure présumé innocent.

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