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Trahi par son ADN, le braqueur de La Civette à Tôtes est interpellé, condamné et jeté en prison


Publié le Vendredi 11 Juillet 2014 à 00:30 l Actualisé le 11/07 - 10:47


Grâce à leur sang, le buraliste et son fils avaient mis en fuite le malfaiteur
Grâce à leur sang, le buraliste et son fils avaient mis en fuite le malfaiteur
SEINE-MARITIME. Le braqueur de la Civette, un bar-tabac de Tôtes, est derrière les barreaux. Il a été condamné mardi 8 juillet à deux ans de prison dont un an ferme par le tribunal correctionnel de Dieppe. Le malfaiteur, âgé de 39 ans et originaire de la région de Duclair, a été jugé selon la procédure de comparution immédiate. Il a été incarcéré à la maison d'arrêt Bonne Nouvelle à Rouen, à l'issue de son procès.

Les gendarmes de la compagnie de Dieppe le recherchaient activement depuis que son ADN, retrouvé sur le pistolet et la cagoule abandonnés sur les lieux du hold-up, avait permis de le confondre et de l'identifier. Restait à le localiser.

Le patron et son fils lui sautent dessus

Les faits pour lesquels il a été condamné remontent au 29 avril en début d'après-midi. Ce jour là, vers 14h50, un homme encagoulé fait irruption dans le bar-tabac et pointe son arme en direction du patron. "File ta caisse, en vitesse", menace l'inconnu.

Le sang de Christophe, 48 ans, ne fait qu'un tour : le commerçant a immédiatement le réflexe d'assèner un coup de poing au visage de son agresseur. Puis il saisit l'arme et lui arrache sa cagoule. Le fils du buraliste vole au secours de son père et se jette sur le malfaiteur qui se retrouve à terre. Ce dernier, la tête ensanglantée, réussit à s'enfuir. Malgré les recherches, les gendarmes ne parviendront pas à le retrouver.

Les enquêteurs font parler l'ADN

Dès lors, les investigations de la brigade de recherches (BR) vont permettre d'amasser un certain nombre d'éléments. Il y a d'abord les témoignages des victimes, le père et le fils, et de riverains qui ont aperçu un homme monter précipitamment dans une voiture à la sortie de la commune.

Et puis il y a surtout ces éléments de preuves : l'arme, une réplique inoffensive, et la cagoule du braqueur. Ces deux objets sont envoyés pour expertise dans le laboratoire de police scientifique de la gendarmerie. Des traces d'ADN sont prélevées, mais encore faut-il que l'homme à qui ces empreintes appartiennent soit répertorié dans le fichier national des empreintes génétiques. Bingo. 

Le  braqueur présumé de La Civette est déjà connu par la justice pour des faits de violences. A ce titre, il est donc fiché.

Il reconnait les faits

Les gendarmes qui l'ont formellement identifié se lancent à sa recherche. Ils parviennent à le localiser et le convoquent ainsi à la gendarmerie "pour affaire vous concernant". Lundi 7 juillet, à 9h45, l'homme se présente à la brigade de Dieppe sans réellement savoir ce que lui veulent les gendarmes. Il est immédiatement placé en garde à vue pour 48 heures.

Devant les preuves qui l'accablent, le suspect finit par reconnaître lors de son audition être l'auteur du vol à main armée. Il est déféré mardi devant un magistrat du parquet de Dieppe, qui lui notifie sa comparution immédiate devant le tribunal pour le jour même.

Outre la peine d'emprisonnement dont il écope, le braqueur est condamné à payer 2 500 euros au total commerçant et à son fils à titre de dommages et intérêts et pour la perte d'exploitation.





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